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À partir du 20 Octobre à Saint-Malo  |  Du 06 Novembre en Guadeloupe

Pink Poppy Flowers

© Alexis Courcoux


Wilfrid Clerton l’avait annoncé avant le départ, mercredi : à bord de Cap au Cap Location, (ex Kriter 8) un bateau taillé pour le près, il se sentait armé pour aller affronter le front, à l’Ouest. Le rochelais a tenu parole et depuis deux jours, il bataille, seul, contre les éléments. Cet après-midi, à la faveur d’une accalmie, nous avons pu le joindre. 52 nœuds de vent, mal de mer : récit de deux jours de navigation dans un champ de mines…


Je suis en train de faire tourner mes routages. J’ai quatre-cinq heures dans le mou et ça va vite redémarrer et je vais repasser très rapidement avec du vent assez soutenu. Pour le moment je suis satisfait de mon option. J’étais bien en avance ce matin. Là c’est normal que le groupe de trois (Jean-Pierre Dick - Catherine Chabaud et Willy Bissainte) , peut-être plus, reprennent les premières places mais on n’est qu’au début de la course. Je ne m’inquiète pas du tout. Tout va bien pour le moment.


Depuis que j’ai décidé de partir dans le nord, je navigue avec 30 nœuds dans une mer assez formée, mais j’ai le bateau pour. Et j’ai déjà beaucoup navigué avec dans des conditions très, très soutenues. On a fini le passage du front à 52 nœuds. Ce qui est paradoxal, c’est qu’un quart d’heure après tu as à 15 nœuds. Je n’ai eu aucun problème sur le passage du front dans la brise même si j’ai du mal à m’amariner. C’est assez surprenant parce que ça faisait très longtemps que ça ne m’était pas arrivé. Je prends un médicament pour pallier au mal de mer. Et comme on n’avait pas grand-chose à faire, j’étais allongé dans la bannette et le bateau glissait tout seul. J’ai juste recommencé à m’alimenter aujourd’hui et à boire à nouveau de l’eau : Il était temps ! Là c’est bon, j’ai plutôt faim ! Je n’arrête pas de manger, je récupère. C’est plutôt pas mal. Et puis je m’hydrate. Ça laisse de belles choses en perspective.


Un nouveau front à venir


On est en train d’étudier jusqu’où on va pousser la route nord. Mon routeur travaille de son côté et moi, du mien. On fera des recoupements sous peu. Je ne veux rien divulguer pour le moment parce que je sais que ça va communiquer. On ne doit pas être nombreux dans le nord. Déjà en Mono Rhum je suis seul. Encore une fois, jusqu’où on va pousser la limite par rapport au bateau et au bonhomme ? Pour le moment on n’en sait rien. Mais tant que ça tient, on fera, avec un objectif qui est très clair : jouer le podium et la gagne. Je sais qu'on a les compétences, le bateau pour, et je suis préparé pour ça physiquement et dans le dur. Dans ma tête c’est très clair.


Même dans la molle, j’ai 6 nœuds de vent et on avance à 2-3 nœuds. On serait bien au coin d’un petit feu de cheminée mais on ne va pas se plaindre !

  • 11 nov. 2022
  • 2 min de lecture

© Alexis Courcoux


Wilfrid Clerton l’avait annoncé avant le départ, mercredi : à bord de Cap au Cap Location, (ex Kriter 8) un bateau taillé pour le près, il se sentait armé pour aller affronter le front, à l’Ouest. Le rochelais a tenu parole et depuis deux jours, il bataille, seul, contre les éléments. Cet après-midi, à la faveur d’une accalmie, nous avons pu le joindre. 52 nœuds de vent, mal de mer : récit de deux jours de navigation dans un champ de mines…


Je suis en train de faire tourner mes routages. J’ai quatre-cinq heures dans le mou et ça va vite redémarrer et je vais repasser très rapidement avec du vent assez soutenu. Pour le moment je suis satisfait de mon option. J’étais bien en avance ce matin. Là c’est normal que le groupe de trois (Jean-Pierre Dick - Catherine Chabaud et Willy Bissainte) , peut-être plus, reprennent les premières places mais on n’est qu’au début de la course. Je ne m’inquiète pas du tout. Tout va bien pour le moment.


Depuis que j’ai décidé de partir dans le nord, je navigue avec 30 nœuds dans une mer assez formée, mais j’ai le bateau pour. Et j’ai déjà beaucoup navigué avec dans des conditions très, très soutenues. On a fini le passage du front à 52 nœuds. Ce qui est paradoxal, c’est qu’un quart d’heure après tu as à 15 nœuds. Je n’ai eu aucun problème sur le passage du front dans la brise même si j’ai du mal à m’amariner. C’est assez surprenant parce que ça faisait très longtemps que ça ne m’était pas arrivé. Je prends un médicament pour pallier au mal de mer. Et comme on n’avait pas grand-chose à faire, j’étais allongé dans la bannette et le bateau glissait tout seul. J’ai juste recommencé à m’alimenter aujourd’hui et à boire à nouveau de l’eau : Il était temps ! Là c’est bon, j’ai plutôt faim ! Je n’arrête pas de manger, je récupère. C’est plutôt pas mal. Et puis je m’hydrate. Ça laisse de belles choses en perspective.


Un nouveau front à venir


On est en train d’étudier jusqu’où on va pousser la route nord. Mon routeur travaille de son côté et moi, du mien. On fera des recoupements sous peu. Je ne veux rien divulguer pour le moment parce que je sais que ça va communiquer. On ne doit pas être nombreux dans le nord. Déjà en Mono Rhum je suis seul. Encore une fois, jusqu’où on va pousser la limite par rapport au bateau et au bonhomme ? Pour le moment on n’en sait rien. Mais tant que ça tient, on fera, avec un objectif qui est très clair : jouer le podium et la gagne. Je sais qu'on a les compétences, le bateau pour, et je suis préparé pour ça physiquement et dans le dur. Dans ma tête c’est très clair.


Même dans la molle, j’ai 6 nœuds de vent et on avance à 2-3 nœuds. On serait bien au coin d’un petit feu de cheminée mais on ne va pas se plaindre !

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