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À partir du 20 Octobre à Saint-Malo  |  Du 06 Novembre en Guadeloupe

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Corentin Douguet.


Cette journée de samedi s’est avérée particulièrement intense pour les organismes et les bateaux. Au programme ? Un premier passage de front puis une zone de molle ce matin avant du vent fort à nouveau en fin d’après-midi. Une sacrée décharge d’énergie qui n’a pas perturbé les hommes de tête dont le premier d’entre eux, Corentin Douguet (Queguiner-Innoveo).


Ce qu’il faut retenir de la journée en Class40 :


  • Pour la 2e journée consécutive, Corentin Douguet (Queguiner-Innoveo) mène la flotte

  • Les douze premiers skippers se « tiennent » dans un rayon de 20 milles

  • Keni Piperol qui subit une voie d’eau à bord de Cap’tain Alternance, fait route vers La Corogne

  • Emmanuel Hamez (Viranga) s’est dérouté après avoir cassé sa corne de grand-voile

  • Avec celui de Jonas Gerkens (Volvo) qui l’a annoncé hier soir, le nombre d’abandons se porte à cinq en Class40


Il y a ce que la cartographie montre, ce qui rythme le quotidien des passionnés à terre et puis il y a la réalité, celle du large. Alors qu’une grande majorité de skippers a une trajectoire qui semble limpide en mettant le cap vers le Sud-Ouest, rien ne fait état de la débauche d’énergie à bord, de ces heures à batailler pour progresser et conserver le rythme.


Douguet s’accroche au fauteuil de leader


Cette journée de samedi en est une criante illustration en Class40 avec des changements de voiles, des manœuvres, des recalages et des détails à modifier constamment à bord. Les conditions du moment l’exigent et les skippers de tête s’y étaient préparés. Dès le début de la matinée, il a fallu passer un premier front à l’avant duquel une trentaine de nœuds se faisaient ressentir. Puis, place à une bascule avec une zone de molle à traverser pendant l’après-midi.


Pas de répit pour autant : le vent s’est fait plus fort au fil de l’après-midi et des pointes à 35, 40 nœuds étaient notamment attendues dans la soirée. En somme, impossible de se ménager, d’autant que le rythme en tête de flotte est toujours aussi soutenu. Et celui qui mène les débats depuis plus de 48 heures, c’est Corentin Douguet.


Une bataille technique et psychologique


Le skipper de Queginer-Innoveo a partagé ses impressions et évoquait justement ce « deuxième front froid peu actif qui vient animer notre samedi ». Dans un message écrit, il s’amuse à citer le météorologue Jean-Yves Bernot : « si tu ne veux pas faire de près dans du vent fort, tu ne t’inscris pas à la Route du Rhum – Destination Guadeloupe ! » Un trait d’humour qui prête à sourire pour une flotte toujours aussi dense. Autour de Corentin, ils sont en effet 12 skippers à se tenir dans un rayon de 20 milles !


Chez les skippers partisans d’une route plus Nord, Marc Lepesqueux (Curium Life Forward) a basculé aussi vers le Sud alors qu’Ambrogio Beccaria (Alla Grande-Pirelli) était le seul à persister en faisant de l’Ouest. Les conditions attendues ce soir offriront un nouveau juge de paix pour la flotte. Une bataille technique mais pas seulement : chaque déplacement et chaque recalage des uns sont épiés par les autres et le ‘match dans le match’ psychologique s’annonce tout aussi intense.


Pour d’autres en revanche, l’enthousiasme s’est envolé avec des pépins techniques. Emmanuel Hamez (Viranga), 24e il y a quatre ans, a dû se dérouter après avoir subi la casse de sa corne de grand-voile hier soir. Keni Piperol (Cap’tain Alternance), qui s’était offert le luxe de mener la flotte jeudi dernier, subit de son côté une importante voie d’eau qui l‘a obligé à se déroute vers La Corogne. La Class40, catégorie la plus représentée de cette Route du Rhum, est aussi celle qui compte le plus d’abandons, portés au nombre de cinq après celui de Jonas Gerkens (Volvo) hier soir.


LES VACATIONS DU SAMEDI MATIN


Hervé Thomas (Bleu Blanc) : « je suis là où je voulais » « Cela ne se passe pas trop mal. Ma position au Nord est un choix délibéré que j’ai pris dès le départ. Je trouvais ça pas trop mal comme option. Mais, j’ai ma girouette qui est tombée. Je vais continuer sans, à la bonne vieille méthode en mode compas. Cela me joue des petits tours par moment, mais je continue sur cette option. J’attends la rotation pour aller rejoindre le Sud. Pour l’instant, je ne peux pas dire que c’est du grand plaisir total, mais je suis là où je voulais, et surtout on est en mer, et c’est quand même plutôt bien. Je reste un homme de contact, et je sais que le fait d’être en solo, ce n’est pas ad vitam aeternam et je l’appréhende sans aucun problème. Et puis, cela me met devant mes choix, et je suis très content de ça. »


Morgane Ursault-Poupon (Médecins du monde) : « le plaisir, c’est un grand mot ! » « Je suis une des rares à avoir suivi une option plutôt Nord. Pour l’instant, les conditions restent favorables pour mon vieux bateau, le N°30, et ne créent pas trop d’écart de vitesse. C’est plutôt cool pour moi. Mais au reaching, vent travers au bateau, il peut y avoir jusqu’à 7 nœuds d’écart avec les nouveaux bateaux. Je suis donc contente de pouvoir encore jouer un peu, même si taper au près, au mois de novembre dans le golfe de Gascogne, ce n’est pas le grand kiff ; et le plaisir, c’est un grand mot ! Vivement les alizés, que les températures remontent et que la vie à bord soit un peu moins extrême. Mais il faudra rejoindre le Sud des Açores, et il va falloir patienter encore entre 4/5 jours. »


Mathieu Claveau (Prendre la mer, Agir pour la Forêt) : "je veux aller au bout" « J’ai fait le choix de piquer vers le Sud avec mon bateau « vintage » qui est bon au près. L’idée, c’était donc de serrer le vent au passage du premier front, et de le préserver avec la mer qui reste un peu dure. Je me trouve à environ 50 milles dans le Nord-Ouest du cap Finistère. J’ai entre 20 et 23 nœuds de vent. Le soleil est apparu, même s’il y a quelques grains à l’avant du front. J’ai eu un peu le mal de mer sur les 24/30 premières heures de course. C’est passé hier et cela a généré pas mal d’émotions de réaliser qu’enfin c’était bien parti dans cette Route du Rhum. Je veux aller au bout. C’est pour ça aussi que je fais une route Sud. Et je suis prêt à affronter le renforcement du vent. »


LES MOTS DU BORD DE LA JOURNÉE


Xavier Macaire (Groupe SNEF) : « plus on est sud, mieux ce sera » « On a déjà bien été secoué cette nuit dans le passage d'un front et ce n'est pas fini. Cet après-midi on enchaine direct avec un nouveau front encore plus fort (rafales à 40 nds) la mer est démontée depuis la sortie du chenal du four. On va vite en scow mais qu'est-ce que ça cogne ! Après le front de cet après-midi, l'objectif c'est de descendre vers le sud pour échapper à une nouvelle grosse dépression qui se présente juste derrière. On l'aura de toute façon mais plus on est Sud, mieux ce sera. J'ai réussi à bien me reposer et bien manger. Je suis plutôt en forme et le bateau va bien aussi. Juste un ennui, la girouette est HS, donc pas d'infos vent pour l'instant. C'est embêtant pour faire du pilote en suivant le vent et pour bien régler les voiles. J'en ai une de spare à bord mais il faudra que je monte au mât pour la mettre donc je vais attendre des conditions plus calmes. Sûrement en arrivant vers les Açores. La route est belle et encore longue ! »


Antoine Carpentier (Redman) : "je me prépare au coup de vent !" "La nuit dernière a été sport. On a eu jusqu à 29 noeuds de vent alors que les fichiers en prévoyait 23 ! On devrait passer un autre front ce soir plus costaud que celui de la nuit dernière. J'ai un peu de soleil, du coup j'en profite pour faire sécher les cirés. Je me suis changé la première fois depuis le départ. Je me prépare au coup de vent de ce soir en espérant passer le gros du vent de jour ! C'est le dernier passage de front avant de piquer plein sud ! La flotte c est un peu regroupée , mais elle va s étirer tout au long de la journée. Ça fait du bien quand le bateau arrête de taper dans les vagues !"


Mickael Mergui (Centrakor) : « la route des alizés, ce n’est pas pour tout de suite » "Je viens de passer sous J2, le vent monte tranquillement. On a entre 20 et 22 nœuds de vent et la mer s’est rangée, c’est plus facile à naviguer. Concernant la météo, la route des alizés n’est pas pour tout de suite. Il va falloir affronter quelques fronts dans l’ouest, ce n’est pas ce que je préfère mais il va falloir faire avec. Cette nuit, les conditions étant assez stables en force et en direction, j’en ai profité pour bien dormir et bien récupérer du stress et de la déception de l’incident avec la bouée. Je suis bien reposé et d’attaque pour la suite."


Emmanuel Le Roch (Edenred) : "ça peut avoir du bon" « La nuit a été un peu moins ventée que prévu surtout en rafale. Du coup, j’attendais pour réduire et j’ai attendu car ce n’est venu qu’au petit matin ! Ce qui fait plaisir c’est que ça avance dans un près débridé qui tape pas mal ! Le vent a pris des tours en ce moment. J’ai vu que devant ça mole un peu avec notre petit décalage Sud. Ça peut avoir du bon ! »


William Mathelin Moreaux (Dékuple) : « à nous les maillots de bain ! » « Nuit agitée avec beaucoup de vent, comme prévu. Nous passons enfin le front ! J’ai essayé de trouver bon curseur entre vitesse et préservation du bateau car ça tape énormément. Petite galère hier soir avec le rail d’écoute qui commençait à s’arracher : une vraie opération chirurgicale pour le renforcer ! Ce matin, il est sécurisé, à surveiller… J’ai aussi un aérien qui a lâché cette nuit, à cause des chocs. Une grosse vague, un atterrissage violent, et pouf, plus de données ! Heureusement le deuxième est là ! Sinon ça va, j’espère descendre au Sud dans la journée. À nous les maillots de bains ! J’espère ! »


Jean Galfione (Serenis Consulting) : « tout va bien ! » « Je suis parti avec de la mer encore. Il y avait 20 -25 nœuds, et cela s’est assagi tranquillement. Ça a été même un peu mou cette nuit avec parfois moins de 10 nœuds et puis là c’est remonté à 14 -15 nœuds. Je suis vent de travers, je fais une route toujours Sud. Il y a un petit coup de vent à venir je pense, je vais prendre les fichiers météo. Voilà tout va bien !

  • 12 nov. 2022
  • 7 min de lecture

Corentin Douguet.


Cette journée de samedi s’est avérée particulièrement intense pour les organismes et les bateaux. Au programme ? Un premier passage de front puis une zone de molle ce matin avant du vent fort à nouveau en fin d’après-midi. Une sacrée décharge d’énergie qui n’a pas perturbé les hommes de tête dont le premier d’entre eux, Corentin Douguet (Queguiner-Innoveo).


Ce qu’il faut retenir de la journée en Class40 :


  • Pour la 2e journée consécutive, Corentin Douguet (Queguiner-Innoveo) mène la flotte

  • Les douze premiers skippers se « tiennent » dans un rayon de 20 milles

  • Keni Piperol qui subit une voie d’eau à bord de Cap’tain Alternance, fait route vers La Corogne

  • Emmanuel Hamez (Viranga) s’est dérouté après avoir cassé sa corne de grand-voile

  • Avec celui de Jonas Gerkens (Volvo) qui l’a annoncé hier soir, le nombre d’abandons se porte à cinq en Class40


Il y a ce que la cartographie montre, ce qui rythme le quotidien des passionnés à terre et puis il y a la réalité, celle du large. Alors qu’une grande majorité de skippers a une trajectoire qui semble limpide en mettant le cap vers le Sud-Ouest, rien ne fait état de la débauche d’énergie à bord, de ces heures à batailler pour progresser et conserver le rythme.


Douguet s’accroche au fauteuil de leader


Cette journée de samedi en est une criante illustration en Class40 avec des changements de voiles, des manœuvres, des recalages et des détails à modifier constamment à bord. Les conditions du moment l’exigent et les skippers de tête s’y étaient préparés. Dès le début de la matinée, il a fallu passer un premier front à l’avant duquel une trentaine de nœuds se faisaient ressentir. Puis, place à une bascule avec une zone de molle à traverser pendant l’après-midi.


Pas de répit pour autant : le vent s’est fait plus fort au fil de l’après-midi et des pointes à 35, 40 nœuds étaient notamment attendues dans la soirée. En somme, impossible de se ménager, d’autant que le rythme en tête de flotte est toujours aussi soutenu. Et celui qui mène les débats depuis plus de 48 heures, c’est Corentin Douguet.


Une bataille technique et psychologique


Le skipper de Queginer-Innoveo a partagé ses impressions et évoquait justement ce « deuxième front froid peu actif qui vient animer notre samedi ». Dans un message écrit, il s’amuse à citer le météorologue Jean-Yves Bernot : « si tu ne veux pas faire de près dans du vent fort, tu ne t’inscris pas à la Route du Rhum – Destination Guadeloupe ! » Un trait d’humour qui prête à sourire pour une flotte toujours aussi dense. Autour de Corentin, ils sont en effet 12 skippers à se tenir dans un rayon de 20 milles !


Chez les skippers partisans d’une route plus Nord, Marc Lepesqueux (Curium Life Forward) a basculé aussi vers le Sud alors qu’Ambrogio Beccaria (Alla Grande-Pirelli) était le seul à persister en faisant de l’Ouest. Les conditions attendues ce soir offriront un nouveau juge de paix pour la flotte. Une bataille technique mais pas seulement : chaque déplacement et chaque recalage des uns sont épiés par les autres et le ‘match dans le match’ psychologique s’annonce tout aussi intense.


Pour d’autres en revanche, l’enthousiasme s’est envolé avec des pépins techniques. Emmanuel Hamez (Viranga), 24e il y a quatre ans, a dû se dérouter après avoir subi la casse de sa corne de grand-voile hier soir. Keni Piperol (Cap’tain Alternance), qui s’était offert le luxe de mener la flotte jeudi dernier, subit de son côté une importante voie d’eau qui l‘a obligé à se déroute vers La Corogne. La Class40, catégorie la plus représentée de cette Route du Rhum, est aussi celle qui compte le plus d’abandons, portés au nombre de cinq après celui de Jonas Gerkens (Volvo) hier soir.


LES VACATIONS DU SAMEDI MATIN


Hervé Thomas (Bleu Blanc) : « je suis là où je voulais » « Cela ne se passe pas trop mal. Ma position au Nord est un choix délibéré que j’ai pris dès le départ. Je trouvais ça pas trop mal comme option. Mais, j’ai ma girouette qui est tombée. Je vais continuer sans, à la bonne vieille méthode en mode compas. Cela me joue des petits tours par moment, mais je continue sur cette option. J’attends la rotation pour aller rejoindre le Sud. Pour l’instant, je ne peux pas dire que c’est du grand plaisir total, mais je suis là où je voulais, et surtout on est en mer, et c’est quand même plutôt bien. Je reste un homme de contact, et je sais que le fait d’être en solo, ce n’est pas ad vitam aeternam et je l’appréhende sans aucun problème. Et puis, cela me met devant mes choix, et je suis très content de ça. »


Morgane Ursault-Poupon (Médecins du monde) : « le plaisir, c’est un grand mot ! » « Je suis une des rares à avoir suivi une option plutôt Nord. Pour l’instant, les conditions restent favorables pour mon vieux bateau, le N°30, et ne créent pas trop d’écart de vitesse. C’est plutôt cool pour moi. Mais au reaching, vent travers au bateau, il peut y avoir jusqu’à 7 nœuds d’écart avec les nouveaux bateaux. Je suis donc contente de pouvoir encore jouer un peu, même si taper au près, au mois de novembre dans le golfe de Gascogne, ce n’est pas le grand kiff ; et le plaisir, c’est un grand mot ! Vivement les alizés, que les températures remontent et que la vie à bord soit un peu moins extrême. Mais il faudra rejoindre le Sud des Açores, et il va falloir patienter encore entre 4/5 jours. »


Mathieu Claveau (Prendre la mer, Agir pour la Forêt) : "je veux aller au bout" « J’ai fait le choix de piquer vers le Sud avec mon bateau « vintage » qui est bon au près. L’idée, c’était donc de serrer le vent au passage du premier front, et de le préserver avec la mer qui reste un peu dure. Je me trouve à environ 50 milles dans le Nord-Ouest du cap Finistère. J’ai entre 20 et 23 nœuds de vent. Le soleil est apparu, même s’il y a quelques grains à l’avant du front. J’ai eu un peu le mal de mer sur les 24/30 premières heures de course. C’est passé hier et cela a généré pas mal d’émotions de réaliser qu’enfin c’était bien parti dans cette Route du Rhum. Je veux aller au bout. C’est pour ça aussi que je fais une route Sud. Et je suis prêt à affronter le renforcement du vent. »


LES MOTS DU BORD DE LA JOURNÉE


Xavier Macaire (Groupe SNEF) : « plus on est sud, mieux ce sera » « On a déjà bien été secoué cette nuit dans le passage d'un front et ce n'est pas fini. Cet après-midi on enchaine direct avec un nouveau front encore plus fort (rafales à 40 nds) la mer est démontée depuis la sortie du chenal du four. On va vite en scow mais qu'est-ce que ça cogne ! Après le front de cet après-midi, l'objectif c'est de descendre vers le sud pour échapper à une nouvelle grosse dépression qui se présente juste derrière. On l'aura de toute façon mais plus on est Sud, mieux ce sera. J'ai réussi à bien me reposer et bien manger. Je suis plutôt en forme et le bateau va bien aussi. Juste un ennui, la girouette est HS, donc pas d'infos vent pour l'instant. C'est embêtant pour faire du pilote en suivant le vent et pour bien régler les voiles. J'en ai une de spare à bord mais il faudra que je monte au mât pour la mettre donc je vais attendre des conditions plus calmes. Sûrement en arrivant vers les Açores. La route est belle et encore longue ! »


Antoine Carpentier (Redman) : "je me prépare au coup de vent !" "La nuit dernière a été sport. On a eu jusqu à 29 noeuds de vent alors que les fichiers en prévoyait 23 ! On devrait passer un autre front ce soir plus costaud que celui de la nuit dernière. J'ai un peu de soleil, du coup j'en profite pour faire sécher les cirés. Je me suis changé la première fois depuis le départ. Je me prépare au coup de vent de ce soir en espérant passer le gros du vent de jour ! C'est le dernier passage de front avant de piquer plein sud ! La flotte c est un peu regroupée , mais elle va s étirer tout au long de la journée. Ça fait du bien quand le bateau arrête de taper dans les vagues !"


Mickael Mergui (Centrakor) : « la route des alizés, ce n’est pas pour tout de suite » "Je viens de passer sous J2, le vent monte tranquillement. On a entre 20 et 22 nœuds de vent et la mer s’est rangée, c’est plus facile à naviguer. Concernant la météo, la route des alizés n’est pas pour tout de suite. Il va falloir affronter quelques fronts dans l’ouest, ce n’est pas ce que je préfère mais il va falloir faire avec. Cette nuit, les conditions étant assez stables en force et en direction, j’en ai profité pour bien dormir et bien récupérer du stress et de la déception de l’incident avec la bouée. Je suis bien reposé et d’attaque pour la suite."


Emmanuel Le Roch (Edenred) : "ça peut avoir du bon" « La nuit a été un peu moins ventée que prévu surtout en rafale. Du coup, j’attendais pour réduire et j’ai attendu car ce n’est venu qu’au petit matin ! Ce qui fait plaisir c’est que ça avance dans un près débridé qui tape pas mal ! Le vent a pris des tours en ce moment. J’ai vu que devant ça mole un peu avec notre petit décalage Sud. Ça peut avoir du bon ! »


William Mathelin Moreaux (Dékuple) : « à nous les maillots de bain ! » « Nuit agitée avec beaucoup de vent, comme prévu. Nous passons enfin le front ! J’ai essayé de trouver bon curseur entre vitesse et préservation du bateau car ça tape énormément. Petite galère hier soir avec le rail d’écoute qui commençait à s’arracher : une vraie opération chirurgicale pour le renforcer ! Ce matin, il est sécurisé, à surveiller… J’ai aussi un aérien qui a lâché cette nuit, à cause des chocs. Une grosse vague, un atterrissage violent, et pouf, plus de données ! Heureusement le deuxième est là ! Sinon ça va, j’espère descendre au Sud dans la journée. À nous les maillots de bains ! J’espère ! »


Jean Galfione (Serenis Consulting) : « tout va bien ! » « Je suis parti avec de la mer encore. Il y avait 20 -25 nœuds, et cela s’est assagi tranquillement. Ça a été même un peu mou cette nuit avec parfois moins de 10 nœuds et puis là c’est remonté à 14 -15 nœuds. Je suis vent de travers, je fais une route toujours Sud. Il y a un petit coup de vent à venir je pense, je vais prendre les fichiers météo. Voilà tout va bien !

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