- 11 nov. 2022
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Après une deuxième nuit en mer assez tonique, les 12 Rhum Mono et 16 Rhum Multi toujours en course poursuivent leur route, bâbord amure vers le large du cap Finisterre dans un flux de sud et une longue houle de 3 m venant de l’ouest. Après avoir affronté les conditions rugueuses du front, Wilfrid Clerton (Cap au Cap Location) est désormais piégé dans la molle. En Multi, Brieuc Maisonneuve (CMA Ile-de-France 60 000 Rebonds), qui progresse à plus de 11 nœuds en direction du large du cap Finisterre, a pris les commandes du classement.
En Rhum Mono, Wilfrid Clerton, auteur d’une option culottée tout au nord de la flotte, vient de passer à l’arrière du front et ne progresse plus qu’à 6 nœuds dans des vents légers et erratiques : une sorte de calme après la tempête, un petit répit certainement bienvenu après plusieurs heures dans des conditions musclées. Le skipper de Cap au Cap Location devrait de nouveau toucher des vents plus établis dans les prochaines heures et reprendre sa progression en Atlantique.
Plus au sud, les autres Rhum Mono, emmenés par Jean-Pierre Dick (Notre Méditerranée - Ville de Nice), continuent leur progression à l’avant du front. Pour eux, le jeu est complètement ouvert et sur l’eau et le match engagé : trois bateaux avancent de concert sur la même longitude : Jean-Pierre Dick, Catherine Chabaud (Formatives ESI Business School Pour Ocean As Common) et Willy Bissainte (Tradysion Gwadloup).
En milieu de flotte, Daniel Ecalard et son Open 50 SOS Pare-Brise +, très attendus par les pronostiqueurs, se satisfait de son sort (6e), lui qui a connu une nuit chaotique : “J’ai eu une grosse galère cette nuit : un morceau de filet s’est pris dans le safran. En plus, une bouteille de liquide vaisselle est tombée dans le fond du bateau, qui est devenu une patinoire. Je suis tombé sur la tête. J’ai un beau bleu mais ça a l’air d’aller. Le bateau avance bien et je suis à nouveau dans la course. Actuellement, je marche environ à 9 nœuds, positionné sur la route directe. Ça tape pas mal mais ça avance bien. Je suis plutôt content de ma situation actuelle”.
Du côté des Rhum Multi qui sont en pleine traversée du golfe de Gascogne, Brieuc Maisonneuve (CMA Ile-de-France 60 000 Rebonds), toujours dans l’influence du front, a pris les commandes de la flotte. Actuellement plus nord que ses poursuivants, le marin confiait ce matin qu’il était difficile de doser la quantité de sud à mettre dans sa route pour tenter de conserver son leadership. Toujours est-il que le Normand, qui comptabilise six transats à bord de son OCR 50, mène son catamaran à grand train, presque un nœud plus vite que ses adversaires.
Calés quelques milles dans son sud, quatre mousquetaires sont à sa poursuite : Roland Jourdain (We Explore) poursuit sa remontée et devance Gilles Buekenhout (Jess), Marc Guillemot (Metarom MG5) et Loïc Escoffier (Lodigroup). Ici aussi, le match promet d’être épique…
Du côté des escales techniques, David Ducosson (Trilogik – Dys de Cœur) est toujours arrêté à Brest suite à des problèmes de pilote. Jean-Sébastien Biard (JSB Déménagements) et Philippe Poupon (Flo) ont repris la mer hier soir. Ce dernier, qui avait écopé d’une pénalité de quatre heures pour départ anticipé, a contesté la décision du Comité et est en attente de la décision du jury. Etienne Hochede (PiR2) vient quant à lui de repartir de Roscoff.
Ils ont dit :
Brieuc Maisonneuve (CMA Ile-de-France - 60 000 Rebonds) : « Je suis avec le groupe de tête des Class40, ça fait de bons lièvres et comme ils sont très studieux, ils ne racontent pas trop leur vie à la VHF. Hier, j’ai pu faire un petit coup de drone pour admirer le paysage et rendre une petite visite à un Class40, ça permet de s'évader un peu du bateau ! Difficile au niveau option de doser la quantité de sud à mettre dans la route, mes confrères sont plutôt 50 milles plus sud, nous verrons bien comment ça passe ».
Gilles Buekenhout (Jess) : « Ici Jess et son skipper Gilles. Il m’a envoyé dans le grand bain où la mer commence enfin à se ranger où nous sommes. Hier, c’était chaotique et je n’aime pas ça ! ça me force à sauter de vague en vague et j’ai plutôt tendance à faire des splashs comme à la piscine ! Bref, vivement la belle houle que je puisse surfer sans forcer comme ces fous de Bassan qui m’ont accompagné hier, ainsi que d’autres oiseaux plus petits. Petite sieste et miam-miam au programme pour celui est un peu cramé. Il a beaucoup manœuvré depuis le départ pour éviter les pièges de la route ».
