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À partir du 20 Octobre à Saint-Malo  |  Du 06 Novembre en Guadeloupe

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Mercredi 23 novembre Ă  00h54mn 30' locale (05h54mn 30' heure de Paris), Benjamin Ferre a franchi en quinziĂšme position la ligne d’arrivĂ©e Ă  Pointe-Ă -Pitre de la douziĂšme Ă©dition de la Route du Rhum - Destination Guadeloupe. Son temps de course est de 13 jours, 15 heures 39mn 30 secondes. Le navigateur a effectuĂ© les 3 542 milles du parcours entre Saint-Malo et Pointe-Ă -Pitre Ă  la vitesse de 10.81 nƓuds sur l’orthodromie (route directe). Il a en rĂ©alitĂ© parcouru 4 044,88 milles Ă  la vitesse moyenne de 12.34 nƓuds (sur l’eau). Le skipper de Monnoyeur - Duo for a Job est arrivĂ© Ă  Pointe-Ă -Pitre 1jour 22h 03mn et 05’ aprĂšs le premier en IMOCA, Thomas Ruyant (LinkedOut).


Benjamin Ferre (Monnoyeur-Duo for a Job), ses premiers mots au ponton :


« Je sens le ty punch passer comme la Route du Rhum ! C’est fort ! C’était le baptĂȘme du feu. Je retrouve un peu mes esprits, je crois que je suis vraiment Ă©puisĂ©, c’était sans relĂąche. C’était un super entraĂźnement pour le VendĂ©e Globe parce que j’ai tout eu. Au bout de 24h, il a fallu que je monte dans le mĂąt rĂ©parer le hook, la GV tient Ă  la drisse, et au bout de 2 heures de course, je n’avais plus d’internet, plus d’antenne
 Cela veut dire plus de connexion avec l’extĂ©rieur et plus de mĂ©tĂ©o. J’étais en mode Mini Transat. C’est un IMOCA, ce n’est pas un mini, c’est une tension permanente. Naviguer Ă  la pression atmosphĂ©rique, c’est compliquĂ©. Tous les jours, il y avait un truc Ă  rĂ©gler, j’ai bien intĂ©grĂ© le « une emmerde par jour » de Michel Desjoyeaux. Dans les fronts, je ne savais pas Ă  quelle sauce j’allais ĂȘtre mangĂ©. J’essayais de faire du sud pour me mettre Ă  l’abri. J’ai retrouvĂ© mon copain Eric Bellion dans la dorsale, qui me donnait des petites infos. A la sortie de la dorsale, j’avais 190 milles de retard sur Lazare (Tanguy Le Turquais) et j’ai envoyĂ© le pĂ©pin. J’ai bombardĂ© ! Je n’avais aucun moment de rĂ©pit parce que le spi sur ces bateaux-lĂ , c’est une tension intenable. Je n’ai pas fait un seul dĂ©part au tas. C’était exaltant car je grappillais des milles chaque jour. Avant-hier mon spi a explosĂ©, alors j’ai envoyĂ© mon vieux code 0, mais je le voyais se dĂ©chirer. Je l’ai roulĂ© Ă  5 milles de La Guadeloupe, avant un Ă©norme grain. J’ai fait de mon mieux tout le temps. J’ai pris beaucoup de plaisir, j’ai le sentiment du travail bien fait. 15e, c’est dingue ! James (Harayda) a bien naviguĂ©, j’ai tout fait pour le rattraper mais il a vraiment super bien naviguĂ©. C’est quelque chose quand mĂȘme cette Route du Rhum ! Je me disais maintenant que tu es sur le vĂ©lo, il faut pĂ©daler
 Ce sport est incroyable, on vit des choses magiques en mer. Tu passes du rire aux larmes, parfois ce sont des pleurs de joie. Quand tu traces des surfs Ă  19 nƓuds sous spi, tu es seul au monde. »

  • 23 nov. 2022
  • 2 min de lecture

Mercredi 23 novembre Ă  00h54mn 30' locale (05h54mn 30' heure de Paris), Benjamin Ferre a franchi en quinziĂšme position la ligne d’arrivĂ©e Ă  Pointe-Ă -Pitre de la douziĂšme Ă©dition de la Route du Rhum - Destination Guadeloupe. Son temps de course est de 13 jours, 15 heures 39mn 30 secondes. Le navigateur a effectuĂ© les 3 542 milles du parcours entre Saint-Malo et Pointe-Ă -Pitre Ă  la vitesse de 10.81 nƓuds sur l’orthodromie (route directe). Il a en rĂ©alitĂ© parcouru 4 044,88 milles Ă  la vitesse moyenne de 12.34 nƓuds (sur l’eau). Le skipper de Monnoyeur - Duo for a Job est arrivĂ© Ă  Pointe-Ă -Pitre 1jour 22h 03mn et 05’ aprĂšs le premier en IMOCA, Thomas Ruyant (LinkedOut).


Benjamin Ferre (Monnoyeur-Duo for a Job), ses premiers mots au ponton :


« Je sens le ty punch passer comme la Route du Rhum ! C’est fort ! C’était le baptĂȘme du feu. Je retrouve un peu mes esprits, je crois que je suis vraiment Ă©puisĂ©, c’était sans relĂąche. C’était un super entraĂźnement pour le VendĂ©e Globe parce que j’ai tout eu. Au bout de 24h, il a fallu que je monte dans le mĂąt rĂ©parer le hook, la GV tient Ă  la drisse, et au bout de 2 heures de course, je n’avais plus d’internet, plus d’antenne
 Cela veut dire plus de connexion avec l’extĂ©rieur et plus de mĂ©tĂ©o. J’étais en mode Mini Transat. C’est un IMOCA, ce n’est pas un mini, c’est une tension permanente. Naviguer Ă  la pression atmosphĂ©rique, c’est compliquĂ©. Tous les jours, il y avait un truc Ă  rĂ©gler, j’ai bien intĂ©grĂ© le « une emmerde par jour » de Michel Desjoyeaux. Dans les fronts, je ne savais pas Ă  quelle sauce j’allais ĂȘtre mangĂ©. J’essayais de faire du sud pour me mettre Ă  l’abri. J’ai retrouvĂ© mon copain Eric Bellion dans la dorsale, qui me donnait des petites infos. A la sortie de la dorsale, j’avais 190 milles de retard sur Lazare (Tanguy Le Turquais) et j’ai envoyĂ© le pĂ©pin. J’ai bombardĂ© ! Je n’avais aucun moment de rĂ©pit parce que le spi sur ces bateaux-lĂ , c’est une tension intenable. Je n’ai pas fait un seul dĂ©part au tas. C’était exaltant car je grappillais des milles chaque jour. Avant-hier mon spi a explosĂ©, alors j’ai envoyĂ© mon vieux code 0, mais je le voyais se dĂ©chirer. Je l’ai roulĂ© Ă  5 milles de La Guadeloupe, avant un Ă©norme grain. J’ai fait de mon mieux tout le temps. J’ai pris beaucoup de plaisir, j’ai le sentiment du travail bien fait. 15e, c’est dingue ! James (Harayda) a bien naviguĂ©, j’ai tout fait pour le rattraper mais il a vraiment super bien naviguĂ©. C’est quelque chose quand mĂȘme cette Route du Rhum ! Je me disais maintenant que tu es sur le vĂ©lo, il faut pĂ©daler
 Ce sport est incroyable, on vit des choses magiques en mer. Tu passes du rire aux larmes, parfois ce sont des pleurs de joie. Quand tu traces des surfs Ă  19 nƓuds sous spi, tu es seul au monde. »

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