- 23 nov. 2022
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Arnaud Pilpré / #RDR2022
Mardi 22 novembre Ă 23 h 28 35' locale (mercredi 23 novembre Ă 04h28 35' heure de Paris), James Harayda a franchi en quatorziĂšme position la ligne dâarrivĂ©e Ă Pointe-Ă -Pitre de la douziĂšme Ă©dition de la Route du Rhum - Destination Guadeloupe. Son temps de course est de 13 jours, 14 heures 13minutes et 35 secondes. Le navigateur britannique a effectuĂ© les 3 542 milles du parcours entre Saint-Malo et Pointe-Ă -Pitre Ă la vitesse de 10,8 nĆuds sur lâorthodromie (route directe). Il a en rĂ©alitĂ© parcouru 4 158,8 milles Ă la vitesse moyenne de 12,7 nĆuds (sur lâeau). Le skipper de Gentoo Sailing Team est arrivĂ© Ă Pointe-Ă -Pitre 1jour 20h 37mn et 10â aprĂšs le vainqueur en IMOCA, Thomas Ruyant (LinkedOut).
James Harayda (Gentoo Saling Team), ses premiers mots au ponton :
"C'était une super course... Au départ, je n'aurais jamais imaginer arriver à la 14Úme place. C'est incroyable. J'ai vraiment eu du mal à faire fonctionner le bateau comme je le voulais la premiÚre semaine, mais je savais que ça irait mieux dans les alizés. J'ai choisi de rester un peu au nord et j'ai essayé d'aller le plus à l'ouest possible jusqu'à ce que je trouve un joli petit couloir dans lequel je pouvais descendre. J'ai dû rester bloqué une demi-heure, c'était vraiment instable. AprÚs ça, c'était juste génial. Cette derniÚre journée était longue. J'étais stressé par les trous d'air le long de la cÎte ouest de l'ßle donc j'ai fait en sorte de prendre la route la plus au large que personne n'avait encore prise. J'ai été aspiré dans un petit trou pendant dix minutes, mais c'est tout.
La premiÚre semaine au prÚs était difficile. Les journées se ressemblaient, j'avais un tas de problÚmes à bord. J'ai eu un problÚme avec mon vérin de quille que j'ai dû réparer, puis je me suis dérouté pour aller porter assistance à Fabrice (Amedeo). Et puis finalement, j'ai fait la transition vers les alizés et plus je me rapprochais, plus je prenais du plaisir .
Je n'avais aucune pression sur cette course. Je n'étais pas venu pour un résultat, mais plutÎt pour prendre le départ et franchir la ligne d'arrivée. J'ai été trÚs prudent et cela a pas si mal fonctionné. Lorsqu'on débute en IMOCA, c'est vrai que c'est impressionnant, mais plus la course avançait et plus j'en profitais.
Sur les derniers jours, j'avais un diable et un ange sur chaque épaule. D'un cÎté, Martin et mon équipe qui me disaient " as-tu dormi ? Vas-y doucement. Assure-toi que le bateau arrive en Guadeloupe sans encombre, et de l'autre, Dee (Caffari) me disait : "Ce sont les 72 derniÚres heures, donne tout !", alors j'ai essayé de trouver un équilibre !
J'avais divisĂ© la course en plusieurs sections. La premiĂšre partie a Ă©tĂ© la plus difficile, au prĂšs. Mon objectif Ă©tait de marquer la flotte de sorte que lorsque le vent se levait, j'Ă©tais en position de capitaliser sur la navigation au portant, oĂč le bateau pouvait ĂȘtre performant et moi aussi. Je savais que, mĂȘme si je n'Ă©tais pas bien classĂ© sur la premiĂšre partie de la course, j'avais toujours des chances de revenir. J'ai vu la plupart de la flotte aller vers le sud pour essayer d'entrer dans les alizĂ©s plus tĂŽt. J'ai Ă©tĂ© tentĂ© de les suivre, mais aprĂšs quelques routages, des options plus avantageuses sont apparues et ça a fini par marcher. J'Ă©tais un peu nerveux car je pensais que j'allais ĂȘtre le seul Ă le faire, mais ensuite j'ai vu Pip (Hare) suivre Ă©galement ce chemin. La derniĂšre partie n'Ă©tait qu'une course de vitesse pour moi qui descendait du nord. Je savais que j'avais quatre jours pour gagner du terrain sur les autres. J'ai Ă©tĂ© impressionnĂ© par Tanguy (Le Turquais) qui a rĂ©ussi Ă naviguer trĂšs bas et trĂšs vite.
Nous avons passĂ© en revue un grand nombre de suivis des courses prĂ©cĂ©dentes et de la Caribbean 600 pour voir oĂč les gens avaient dĂ©rapĂ©. Et les prĂ©visions que j'avais Ă©taient finalement plutĂŽt bonnes."
