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À partir du 20 Octobre à Saint-Malo  |  Du 06 Novembre en Guadeloupe

Pink Poppy Flowers
  • 29 nov. 2022
  • 3 min de lecture

© Alexis Courcoux


Ce lundi 28 novembre, Ă  20h11 54' locale (Ă  01h11 30' heure de Paris le mardi 29 novembre), Morgane Ursault-Poupon a franchi en 31Ăš position la ligne d’arrivĂ©e Ă  Pointe-Ă -Pitre de la douziĂšme Ă©dition de la Route du Rhum – Destination Guadeloupe. Son temps de course est de 19 jours 10 heures 56 minutes 54 secondes. La skipper de MĂ©decins du Monde a effectuĂ© les 3 542 milles du parcours entre Saint-Malo et Pointe-Ă -Pitre Ă  la vitesse de 7,59 nƓuds sur l’orthodromie (route directe). Elle a en rĂ©alitĂ© parcouru 4 240,19 milles Ă  la vitesse moyenne de 09,08 nƓuds. Elle est arrivĂ© Ă  Pointe-Ă -Pitre 5 jours 7 heures 48 minutes 14 secondes aprĂšs le vainqueur en Class40, Yoann Richomme.


Sa réaction à l'arrivée :


Elle a Ă©tĂ© plus compliquĂ©e que ma premiĂšre cette Route du Rhum - Destination Guadeloupe, sur ma premiĂšre, c’était encore les joies de l’insouciance et de la dĂ©couverte. Depuis quatre ans, je suis devenue plus une compĂ©titrice qu’une aventuriĂšre.


Cette Route du rhum a Ă©tĂ© passionnante, je n’ai jamais fait une course aussi belle, les deux premiĂšres semaines, c’était assez dingue, je me suis Ă©clatĂ©e et j’ai vraiment poussĂ© le bateau Ă  fond. Les conditions Ă©taient trĂšs dures et c’est vrai que c’est des conditions qui me vont bien Ă  moi et Ă  mon bateau donc ça s’est plutĂŽt bien passĂ©.


AprĂšs les açores il y a eu le portant, les alizĂ©s
Les fameuses alizĂ©s qui n’ont pas du tout ressemblĂ© Ă  ce que j’imaginais, il y avait vraiment beaucoup de vent. C’est la premiĂšre fois que je traverse l’Atlantique avec autant de vent au portant, et donc la maĂźtrise du spi dans ces conditions, c’était vraiment quelque chose
 qui demande beaucoup d’expĂ©rience et je n’ai pas tant d’expĂ©rience que ça sous spi dans le vent fort. C’était top parce que j’ai rĂ©ussi Ă  pousser le bateau, mais c’était hyper stressant, j’ai fait deux cocotiers (tour dans le spi) dont un qui m’a valu un spi dans l’eau, et le deuxiĂšme qui m’a valu mon ascension en haut du mĂąt
 des aventures fortes, une course hyper intense.


Les moments que j’ai prĂ©fĂ©rĂ©s, c’était le dĂ©part et l’arrivĂ©e ici en Guadeloupe sous le vent, c’était sublime, les conditions Ă©taient parfaites, le bateau glissait, c’était trop beau. SacrĂ©e course encore avec un gros plateau, beaucoup d’émotions, beaucoup d’images une course nĂ©anmoins difficile, c’est sĂ»r.


Je suis un peu dans un Ă©tat second, mais voilĂ  ça donne envie de recommencer, peut ĂȘtre avec un bateau plus rĂ©cent. On apprend toujours et j’ai beaucoup appris sur le comportement du bateau, sur moi, et mes capacitĂ©s Ă  performer en tant que marin et j’ai beauocup appris pendant cette transat, c’est vrai, et d’avoir un bateau dans lequel j’ai confiance, un bateau qui a un gros Ă©chantillonnage, des cloisons costauds avec de la stratification partout, je pense que ça n’a rien Ă  voir psychologiquement avec des gens qui ont des bateaux neufs et qui ont des bateaux hyper light et oĂč tu vois carrĂ©ment les vagues s’écraser quand t’es Ă  l’intĂ©rieur du bateau, sur le miens ça n’est pas le cas et ça permet d’engager plus. Bon ça n’a finalement pas tant payĂ© que ça, parce que ceux qui sont descendus au sud et qui se sont Ă©pargnĂ© le troisiĂšme front sont arrivĂ©s devant moi et lĂ , j’étais dĂ©goĂ»tĂ©e, mais c’est le jeu !


De la cadence dans un petit groupe

On Ă©tait un petit groupe de 4/5 avec des bateaux et des niveaux Ă©quivalents et c’était vraiment chouette. C’était chouette aussi d’ĂȘtre leadeuse, ce qui, dans mes derniĂšres courses ne m’est pas arrivĂ© trĂšs souvent. Cette course Ă  rĂ©vĂ©lĂ© tous les progrĂšs que j’ai fait petit Ă  petit les 4 derniĂšres annĂ©es donc ça c’était assez gratifiant et bien chouette,, c’est vrai que je suis vraiment contente du global, j’ai fait trĂšs peu d’erreur, je suis contente de mes choix, contente de ma route, j’ai manquĂ© de chance, je me suis faite empĂ©toler et ça m’a vraiment dĂ©primĂ©e, donc si il n’ y avait pas eu ça j’aurais Ă©tĂ© la plus heureuse du monde, lĂ  je suis presque la plus heureuse du monde -rires- mais oui c’était fort cette course."

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