- 26 nov. 2022
- 2 min de lecture
William Mathelin-Moreaux (Dékuple) / © Vincent Olivaud RDR 2022
Ce samedi 26 novembre, Ă 8 h 38mn 08sec locale (13h 38mn 08sec locale, heure de Paris), William Mathelin-Moreaux sur DĂ©kuple a franchi en seiziĂšme position la ligne dâarrivĂ©e Ă Pointe-Ă -Pitre de la douziĂšme Ă©dition de la Route du Rhum â Destination Guadeloupe. Son temps de course est de 16 jours 23 heures 23 minutes 08 secondes. Le skipper de DĂ©kuple a effectuĂ© les 3 542 milles du parcours entre Saint-Malo et Pointe-Ă -Pitre Ă la vitesse de 8,69 nĆuds sur lâorthodromie (route directe). Il a en rĂ©alitĂ© parcouru 4034,51 milles Ă la vitesse moyenne de 9,90 nĆuds. Il est arrivĂ© Ă Pointe-Ă -Pitre 2 jours 20 heures 14 minutes 28 secondes aprĂšs le vainqueur en Class40, Yoann Richomme.
Sa rĂ©action au ponton de Pointe-Ă -Pitre, ce samedi matin : « Je suis vraiment trĂšs content dâĂȘtre arrivĂ©, dâĂȘtre allĂ© au bout de course. On ne pensait pas que ça allait ĂȘtre aussi difficile, aussi tonique et aussi rythmĂ© pendant toute la course. Jâai rarement fait une course avec autant dâintensitĂ© de A Ă Z. Il y avait un niveau gĂ©nĂ©ral qui Ă©tait Ă©norme donc pour tenir le rythme, il fallait aussi ĂȘtre dedans tout le temps. La mĂ©tĂ©o a Ă©tĂ© assez compliquĂ©e et trĂšs violente pour les bateaux au dĂ©but. Ăa rappelait les souvenirs de 2018 mais lĂ , lâĂ©tat de la mer Ă©tait trĂšs compliquĂ©. Ce nâĂ©tait vraiment pas agrĂ©able pour nos machines. Je suis ravi dâĂȘtre arrivĂ© : il y a plein de fois oĂč la course aurait pu sâarrĂȘter. Mais avec le soutien de tout le monde, la motivation de rĂ©soudre les problĂšmes un par un et dâavancer, mĂȘme en mettant parfois la course de cĂŽtĂ©, ça lâa fait.
Au dĂ©but, il y a eu peu de plaisir. Il y en a forcĂ©ment en prenant le dĂ©part de la course parce que câest beaucoup de travail et beaucoup dâengagement dâen ĂȘtre. JâĂ©tais bien sur le bateau mais câĂ©tait assez Ă©trange : je nâai pas du tout revĂ©cu les mĂȘmes transats que jâai pu faire avant. Dâhabitude, il y a un rythme dâalizĂ©s plus cool et on a le temps de bouquiner. Sur un bateau, câest le seul endroit oĂč jâarrive Ă lire dâhabitude. LĂ , je nâai pas eu le temps, jâai Ă©coutĂ© que deux podcasts et terminĂ© ! Jâai eu trĂšs peu de moments de plĂ©nitude, jâai beaucoup observĂ© la mer mais il fallait ĂȘtre hyper attentif. AprĂšs, câĂ©tait passionnant au niveau sportif parce quâil fallait ĂȘtre Ă 200%. Je sais quâil y a des moments oĂč jâai ratĂ© des trucs mais je me suis Ă©clatĂ© et je suis ravi dâĂȘtre lĂ . Câest une fiertĂ© personnelle parce que câĂ©tait un gros morceau Ă passer, en plus avec un bateau quâon a dĂ©veloppĂ© toute lâannĂ©e. Structurellement il est impeccable ce bateau, il pourrait repartir et il y a plein de choses que jâaimerai amĂ©liorer donc câest top. Lâavenir, ce sera de ramener le bateau, faire un petit chantier et lancer lâannĂ©e Transat Jacques Vabre, en double et avec ce bateau. LâidĂ©e, ce sera dâessayer dâarriver au niveau du wagon de tĂȘte ! »
