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À partir du 20 Octobre à Saint-Malo  |  Du 06 Novembre en Guadeloupe

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La fatigue se lisait sur les traits de Marc Guillemot (Metarom MG5) à son arrivée au ponton dans la nuit de vendredi à samedi après un tour de Guadeloupe éprouvant. Le skipper, qui monte sur la 3e marche du podium de la catégorie Rhum Multi sur cette 12e édition de La Route du Rhum – Destination Guadeloupe.


«Je me sens fatigué parce que, contrairement à ce que l’on pouvait imaginer avec ces bateaux-là surtout, dès que l’on est sorti du système dépressionnaire, il y a eu la dorsale à traverser et après, les alizés c’est hyper sur ces bateaux, enfin sur tous les bateaux. On s’est retrouvé encore hier matin avec des grains à 32 nœuds, spi en tête et grand-voile haute. Un stress permanent ! C’est usant, fatiguant, et on recommence. Pour moi, le principal objectif était d’arriver parce que l’on a un bateau avec lequel on veut faire plein de choses cet hiver. La cerise sur le gâteau aurait été de gagner. Je n’ai pas de regrets parce que j’ai pris une décision après les Açores pour aller chercher la deuxième dépression. A un moment ça tapait tellement que j’ai cru que j’allais exploser le bateau et je me suis dit que Bilou qui était un peu à mon nord et Loïc pas très loin allaient faire la même chose. Je me suis dit tant pis, plongeons dans la dorsale. J’avais mis un petit mot pour être à l’écoute de son bateau. Mais il se trouve que j’ai été le seul (rires). Je me dis « merde », ils n’ont pas fait la même chose mais je ne regrette pas de l’avoir fait parce que la priorité, c’était le bateau même si la course est importante. Il y a une belle bagarre dans la première partie de course avec Bilou et Loïc et ensuite avec Halvard. Et à la sortie de la dorsale, je devais avoir 165 milles de retard sur Bilou et à la Tête à l’Anglais, j’avais à peu près 100 milles. J’avais l’impression de bien avoir bossé sur le bateau. En fait, c’est une course sur laquelle il y a eu beaucoup d’engagement même si c’est moins dur que sur un IMOCA. Je suis content de l’avoir fait et d’avoir été au max de ce que je pouvais faire, mais là, je suis cramé. C’était ma 6e Route du Rhum. Elles sont toutes différentes et dures, à partir du moment où tu t’engages à fond. Je dirais la plus spéciale est celle de 2002 où on est 3 à être arrivés. Ce que je retiendrai de cette édition ? Pas le tour de Guadeloupe, il était vraiment pénible. Mais sinon, Saint-Malo, le départ, le retard, la course, les dépressions que l’on s’est prises. Ça a été une course très riche en enseignements, en rebondissements, en tout. Aussi les bateaux qui ont chaviré. Il y en a eu deux dans notre classe : Brieuc au niveau des Açores et malheureusement Gilles qui avait fait une course fabuleuse. Il m’avait dépassé au niveau des Açores comme un avion, ça m’avait même énervé. J’espère que l’on va trouver des solutions pour ramener son bateau».

  • 26 nov. 2022
  • 2 min de lecture

La fatigue se lisait sur les traits de Marc Guillemot (Metarom MG5) à son arrivée au ponton dans la nuit de vendredi à samedi après un tour de Guadeloupe éprouvant. Le skipper, qui monte sur la 3e marche du podium de la catégorie Rhum Multi sur cette 12e édition de La Route du Rhum – Destination Guadeloupe.


«Je me sens fatigué parce que, contrairement à ce que l’on pouvait imaginer avec ces bateaux-là surtout, dès que l’on est sorti du système dépressionnaire, il y a eu la dorsale à traverser et après, les alizés c’est hyper sur ces bateaux, enfin sur tous les bateaux. On s’est retrouvé encore hier matin avec des grains à 32 nœuds, spi en tête et grand-voile haute. Un stress permanent ! C’est usant, fatiguant, et on recommence. Pour moi, le principal objectif était d’arriver parce que l’on a un bateau avec lequel on veut faire plein de choses cet hiver. La cerise sur le gâteau aurait été de gagner. Je n’ai pas de regrets parce que j’ai pris une décision après les Açores pour aller chercher la deuxième dépression. A un moment ça tapait tellement que j’ai cru que j’allais exploser le bateau et je me suis dit que Bilou qui était un peu à mon nord et Loïc pas très loin allaient faire la même chose. Je me suis dit tant pis, plongeons dans la dorsale. J’avais mis un petit mot pour être à l’écoute de son bateau. Mais il se trouve que j’ai été le seul (rires). Je me dis « merde », ils n’ont pas fait la même chose mais je ne regrette pas de l’avoir fait parce que la priorité, c’était le bateau même si la course est importante. Il y a une belle bagarre dans la première partie de course avec Bilou et Loïc et ensuite avec Halvard. Et à la sortie de la dorsale, je devais avoir 165 milles de retard sur Bilou et à la Tête à l’Anglais, j’avais à peu près 100 milles. J’avais l’impression de bien avoir bossé sur le bateau. En fait, c’est une course sur laquelle il y a eu beaucoup d’engagement même si c’est moins dur que sur un IMOCA. Je suis content de l’avoir fait et d’avoir été au max de ce que je pouvais faire, mais là, je suis cramé. C’était ma 6e Route du Rhum. Elles sont toutes différentes et dures, à partir du moment où tu t’engages à fond. Je dirais la plus spéciale est celle de 2002 où on est 3 à être arrivés. Ce que je retiendrai de cette édition ? Pas le tour de Guadeloupe, il était vraiment pénible. Mais sinon, Saint-Malo, le départ, le retard, la course, les dépressions que l’on s’est prises. Ça a été une course très riche en enseignements, en rebondissements, en tout. Aussi les bateaux qui ont chaviré. Il y en a eu deux dans notre classe : Brieuc au niveau des Açores et malheureusement Gilles qui avait fait une course fabuleuse. Il m’avait dépassé au niveau des Açores comme un avion, ça m’avait même énervé. J’espère que l’on va trouver des solutions pour ramener son bateau».

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