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À partir du 20 Octobre à Saint-Malo  |  Du 06 Novembre en Guadeloupe

Pink Poppy Flowers

Moisson un peu maigre ce matin à la vacation des leaders ! En Ultim 32/23 et Ocean Fifty, ça bataille ferme pour toucher le nouveau font à venir et les skippers sont plus volontiers écoute à la main que combiné à l’oreille. Thomas Coville nous a répondu, ainsi qu’Eric Péron, avec une petite note vocale d’Erwan Le Roux en prime


Thomas Coville (Sodebo Ultim 3) « Toutes les manoeuvres cette nuit, c’était beaucoup d’énergie, il faut manipuler de très grandes voiles. En fait, l’énergie est fonction du cube de la taille du bateau ! Hier soir on avait envie de faire un gain sud maximum pour pouvoir traverser le deuxième front et le passer à un endroit plus propice. Peut-être que certains pensaient à se glisser sans même avoir à traverser le deuxième front. Nous, on n’y croyait pas, même si l’idée était de traverser le phénomène dans les meilleures conditions. Mais le gain Sud que tu arrives à faire dans ces moments conditionne toute la suite de la course. Je suis un peu derrière, mais j’espère que ma position va me permettre de descendre au reaching vers l’anticyclone, c’est de toute façon la seule possibilité qu’on voyait pour faire le raccord entre les deux systèmes. Comment va se passer le second front, je ne sais pas ? C’est jamais comme dans les livres; Là, j’ai déjà 30 noeuds je suis sous 1 ris et trinquette, ça se muscle petit à petit mais la me n’est pas top forte. En tous cas, la régate est magnifique. J’ai pu m’allonger pour la première fois cette nuit. Ce sont des sommeils un peu plus réparateurs que les siestes dans le siège de veille. Là, ça commence à refuse, faut que je vous laisse »


**Eric Péron (Komilfo) ** « Tu me sors de ma sieste. On vient de passer toute la nuit sans vent. C’est pénible car le premier qui va toucher du vent va se barrer et c’est stressant de jouer la Route du Rhum là-dessus. Le front, c’ »tait rien du tout. 20 noeud de vent, un passage nuageux puis pas de vent. Pour le moment, on fait comme on peut, le vent est à l’ouest, et il faut gagner dans cet axe pour aller chercher le second front cet après-midi. Il devrait y avoir plus de vent mais ça reste maniable en principe Arkema était très rapide au près depuis le départ. On le savait mais je ne pensais pas que Quentin allait tenir cette cadence. Hier encore, j’étais avec Primonial et je suis déçu car j’ai merdé. Je n’ai pas été assez réactif dans le dévent qu’on a eu avant le front et je n’ai pas renvoyé assez de toile, assez vite Thibaut s’est extirpé plus vite, il a bien joué. Ça reste un début correct pour moi, j’ai fait des boulettes et des trucs bien. Les copains ne sont pas très loin et il y a encore matière à faire beaucoup de choses Le changement par rapport aux transats en monocoque, c’est que les routeurs sont là. On a donc moins de pression pour la météo pour s’occuper pleinement de la machine et de nous. Après, c’est des machines qui demandent de l’attention !"


Erwan Le Roux (Koésio) « On est effectivement dans la pétole. Je n’arrive pas me sortir de ce grumeau, donc ce n’est pas cool. On essaie de prendre notre mal en patience et de faire avancer le bateau. Avant de penser à la suite, il faut déjà sortir de là. Tout va bien autrement. J'ai sorti le sac journalier numéro 2, je n’ai même pas fini le numéro 1 mais je commence à retrouver un rythme biologique à peu près normal. On s’accroche et on regarde devant ! »

  • 12 nov. 2022
  • 3 min de lecture

Moisson un peu maigre ce matin à la vacation des leaders ! En Ultim 32/23 et Ocean Fifty, ça bataille ferme pour toucher le nouveau font à venir et les skippers sont plus volontiers écoute à la main que combiné à l’oreille. Thomas Coville nous a répondu, ainsi qu’Eric Péron, avec une petite note vocale d’Erwan Le Roux en prime


Thomas Coville (Sodebo Ultim 3) « Toutes les manoeuvres cette nuit, c’était beaucoup d’énergie, il faut manipuler de très grandes voiles. En fait, l’énergie est fonction du cube de la taille du bateau ! Hier soir on avait envie de faire un gain sud maximum pour pouvoir traverser le deuxième front et le passer à un endroit plus propice. Peut-être que certains pensaient à se glisser sans même avoir à traverser le deuxième front. Nous, on n’y croyait pas, même si l’idée était de traverser le phénomène dans les meilleures conditions. Mais le gain Sud que tu arrives à faire dans ces moments conditionne toute la suite de la course. Je suis un peu derrière, mais j’espère que ma position va me permettre de descendre au reaching vers l’anticyclone, c’est de toute façon la seule possibilité qu’on voyait pour faire le raccord entre les deux systèmes. Comment va se passer le second front, je ne sais pas ? C’est jamais comme dans les livres; Là, j’ai déjà 30 noeuds je suis sous 1 ris et trinquette, ça se muscle petit à petit mais la me n’est pas top forte. En tous cas, la régate est magnifique. J’ai pu m’allonger pour la première fois cette nuit. Ce sont des sommeils un peu plus réparateurs que les siestes dans le siège de veille. Là, ça commence à refuse, faut que je vous laisse »


**Eric Péron (Komilfo) ** « Tu me sors de ma sieste. On vient de passer toute la nuit sans vent. C’est pénible car le premier qui va toucher du vent va se barrer et c’est stressant de jouer la Route du Rhum là-dessus. Le front, c’ »tait rien du tout. 20 noeud de vent, un passage nuageux puis pas de vent. Pour le moment, on fait comme on peut, le vent est à l’ouest, et il faut gagner dans cet axe pour aller chercher le second front cet après-midi. Il devrait y avoir plus de vent mais ça reste maniable en principe Arkema était très rapide au près depuis le départ. On le savait mais je ne pensais pas que Quentin allait tenir cette cadence. Hier encore, j’étais avec Primonial et je suis déçu car j’ai merdé. Je n’ai pas été assez réactif dans le dévent qu’on a eu avant le front et je n’ai pas renvoyé assez de toile, assez vite Thibaut s’est extirpé plus vite, il a bien joué. Ça reste un début correct pour moi, j’ai fait des boulettes et des trucs bien. Les copains ne sont pas très loin et il y a encore matière à faire beaucoup de choses Le changement par rapport aux transats en monocoque, c’est que les routeurs sont là. On a donc moins de pression pour la météo pour s’occuper pleinement de la machine et de nous. Après, c’est des machines qui demandent de l’attention !"


Erwan Le Roux (Koésio) « On est effectivement dans la pétole. Je n’arrive pas me sortir de ce grumeau, donc ce n’est pas cool. On essaie de prendre notre mal en patience et de faire avancer le bateau. Avant de penser à la suite, il faut déjà sortir de là. Tout va bien autrement. J'ai sorti le sac journalier numéro 2, je n’ai même pas fini le numéro 1 mais je commence à retrouver un rythme biologique à peu près normal. On s’accroche et on regarde devant ! »

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