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À partir du 20 Octobre à Saint-Malo  |  Du 06 Novembre en Guadeloupe

Pink Poppy Flowers

© Isabelle Joschke


Les sentiments sont contrastés pour les skippers de la classe IMOCA. Ils profitent pleinement de leur fin de course, bien lancés dans les alizés, tout en se projetant sur une arrivée désormais proche pour la grande majorité de la flotte. Nous avons pu joindre Tanguy Le Turquais (Lazare), Isabelle Joschke (MACSF) et Giancarlo Pedote (Prysmian Group) en vacation. Morceaux choisis.


Tanguy Le Turquais (Lazare)


« Ça va super bien. Ces bateaux sont incroyables, c’est super grisant de glisser dans l’alizé. Je prends beaucoup de plaisir. Il fait très chaud, le vent est assez soutenu, j’ai plus de 20 nœuds actuellement. Le bateau file tout droit vers la Guadeloupe. Ça se passe super bien avec ce bateau, tout ce que je fais depuis le début ce sont des premières fois, je découvre l’IMOCA. Je passe ma vie à découvrir donc je me pose beaucoup de questions. Je passe beaucoup de temps à me projeter sur le Vendée Globe avec ce bateau. Mon premier objectif pour la fin de course est d’essayer de ne pas se faire rattraper. Je regarde surtout les bateaux à dérives même s’il y a des foilers derrière moi. Je regarde beaucoup Conrad Colman et Benjamin Ferré qui sont juste derrière et vont un peu plus vite que moi. Je suis en train d’essayer de rattraper Seb Marsset qui a fait un très beau coup en allant chercher un dernier front après les Açores. Mon objectif numéro 1 reste d’arriver en Guadeloupe. Je regarde un peu ce qui se passe en tête de flotte, je trouve ça génial. Le match entre Thomas (Ruyant) et Charlie (Dalin) est absolument incroyable. Je regarde aussi la course en Class40. Je suis un peu stressé car Yoann Richomme est seulement 100 milles derrière moi. Je suis devenu papa en pleine course, c’était un sacré moment. J’ai vécu l’accouchement en live WhatsApp. C’était un moment déroutant, très stressant. C’est génial, j’ai vraiment hâte de rentrer. Psychologiquement c’est particulier. J’ai des moments de joie intense et parfois je me demande ce que je fais là car je devrais être en train de m’occuper de ma fille et de ma femme. J’essaye de vivre l’instant, de me concentrer et de me dépêcher de rentrer. »


Isabelle Joschke (MACSF)


« Je me sens bien ce matin, j’ai bien dormi cette nuit, j’étais épuisée hier après trois nuits compliquées. J’ai eu quelques petits pépins, mes voiles ne sont pas à 100 % de leur potentiel. J’ai eu un problème de drisse, j’ai dû déployer beaucoup d’énergie pour le solutionner. Normalement, avec mes petits bras, je dois économiser mes forces. Cela m’a fatigué et fait perdre du terrain. Mais ça va, j’ai trouvé une solution qui marche à peu près et le bateau a retrouvé de la vitesse, c’est plutôt chouette. J’aimerais bien remonter sur Benjamin (Dutreux) mais je ne crois pas que cela soit dans les capacités de mon bateau qui n’est pas très rapide au portant. Mon objectif est surtout de perdre le moins de places possibles et surtout de naviguer au maximum du potentiel du bateau, de n’avoir aucun regret. Je vais tout donner, être à fond jusqu’à l’arrivée. Je regarde les positions et les vitesses des bateaux de tête, notamment Charlie (Dalin) et Thomas (Ruyant). Je suis contente qu’il y ait du match jusqu’au bout. C’est génial que le peloton de tête soit groupé et que Justine (Mettraux) soit dedans, c’est top à voir. »


Giancarlo Pedote (Prysmian Group)


« Ça va plutôt bien, ça surfe, l’alizé est plutôt bien établi. J’approche de la Guadeloupe, j’ai hâte d’arriver. J’ai beaucoup de retard sur le paquet de tête donc je vais faire au mieux, pour terminer sur une belle note. Je me sens bien à bord de mon bateau. Je cherche à faire de mon mieux et on verra à l’arrivée. Je ne me mets pas de classement en tête. Je vais essayer de me reposer avant le tour de la Guadeloupe. Je n’ai plus de J2 donc ce ne sera pas évident. Je ferai avec les armes dont je dispose. La bagarre entre Thomas et Charlie est sympa à regarder. Les vitesses sont proches, il va y avoir un joli match jusqu’à la fin. »

  • 20 nov. 2022
  • 3 min de lecture

© Isabelle Joschke


Les sentiments sont contrastés pour les skippers de la classe IMOCA. Ils profitent pleinement de leur fin de course, bien lancés dans les alizés, tout en se projetant sur une arrivée désormais proche pour la grande majorité de la flotte. Nous avons pu joindre Tanguy Le Turquais (Lazare), Isabelle Joschke (MACSF) et Giancarlo Pedote (Prysmian Group) en vacation. Morceaux choisis.


Tanguy Le Turquais (Lazare)


« Ça va super bien. Ces bateaux sont incroyables, c’est super grisant de glisser dans l’alizé. Je prends beaucoup de plaisir. Il fait très chaud, le vent est assez soutenu, j’ai plus de 20 nœuds actuellement. Le bateau file tout droit vers la Guadeloupe. Ça se passe super bien avec ce bateau, tout ce que je fais depuis le début ce sont des premières fois, je découvre l’IMOCA. Je passe ma vie à découvrir donc je me pose beaucoup de questions. Je passe beaucoup de temps à me projeter sur le Vendée Globe avec ce bateau. Mon premier objectif pour la fin de course est d’essayer de ne pas se faire rattraper. Je regarde surtout les bateaux à dérives même s’il y a des foilers derrière moi. Je regarde beaucoup Conrad Colman et Benjamin Ferré qui sont juste derrière et vont un peu plus vite que moi. Je suis en train d’essayer de rattraper Seb Marsset qui a fait un très beau coup en allant chercher un dernier front après les Açores. Mon objectif numéro 1 reste d’arriver en Guadeloupe. Je regarde un peu ce qui se passe en tête de flotte, je trouve ça génial. Le match entre Thomas (Ruyant) et Charlie (Dalin) est absolument incroyable. Je regarde aussi la course en Class40. Je suis un peu stressé car Yoann Richomme est seulement 100 milles derrière moi. Je suis devenu papa en pleine course, c’était un sacré moment. J’ai vécu l’accouchement en live WhatsApp. C’était un moment déroutant, très stressant. C’est génial, j’ai vraiment hâte de rentrer. Psychologiquement c’est particulier. J’ai des moments de joie intense et parfois je me demande ce que je fais là car je devrais être en train de m’occuper de ma fille et de ma femme. J’essaye de vivre l’instant, de me concentrer et de me dépêcher de rentrer. »


Isabelle Joschke (MACSF)


« Je me sens bien ce matin, j’ai bien dormi cette nuit, j’étais épuisée hier après trois nuits compliquées. J’ai eu quelques petits pépins, mes voiles ne sont pas à 100 % de leur potentiel. J’ai eu un problème de drisse, j’ai dû déployer beaucoup d’énergie pour le solutionner. Normalement, avec mes petits bras, je dois économiser mes forces. Cela m’a fatigué et fait perdre du terrain. Mais ça va, j’ai trouvé une solution qui marche à peu près et le bateau a retrouvé de la vitesse, c’est plutôt chouette. J’aimerais bien remonter sur Benjamin (Dutreux) mais je ne crois pas que cela soit dans les capacités de mon bateau qui n’est pas très rapide au portant. Mon objectif est surtout de perdre le moins de places possibles et surtout de naviguer au maximum du potentiel du bateau, de n’avoir aucun regret. Je vais tout donner, être à fond jusqu’à l’arrivée. Je regarde les positions et les vitesses des bateaux de tête, notamment Charlie (Dalin) et Thomas (Ruyant). Je suis contente qu’il y ait du match jusqu’au bout. C’est génial que le peloton de tête soit groupé et que Justine (Mettraux) soit dedans, c’est top à voir. »


Giancarlo Pedote (Prysmian Group)


« Ça va plutôt bien, ça surfe, l’alizé est plutôt bien établi. J’approche de la Guadeloupe, j’ai hâte d’arriver. J’ai beaucoup de retard sur le paquet de tête donc je vais faire au mieux, pour terminer sur une belle note. Je me sens bien à bord de mon bateau. Je cherche à faire de mon mieux et on verra à l’arrivée. Je ne me mets pas de classement en tête. Je vais essayer de me reposer avant le tour de la Guadeloupe. Je n’ai plus de J2 donc ce ne sera pas évident. Je ferai avec les armes dont je dispose. La bagarre entre Thomas et Charlie est sympa à regarder. Les vitesses sont proches, il va y avoir un joli match jusqu’à la fin. »

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