- 11 nov. 2022
- 2 min de lecture
© Yann Riou / polaRYSE / GITANA SA
Suite à sa demande de réparation, la pénalité qui pesait sur le Maxi Edmond de Rothschild a été levée cette nuit. Romain Pilliard a lui terminé de réparer l’avant de Use it again ! By Extia et repart de Roscoff dans les heures qui viennent. Et à Lorient, l’équipe de Banque Populaire s’emploie à remettre en selle Armel Le Cléac’h qui doit remplacer la dérive centrale du trimaran rentré au port en fin de soirée.
Les premiers ne seront pas les derniers en Ultim 32/23 ! La pénalité de quatre heures qui aurait relégué Charles Caudrelier en deuxième partie de classement n’est plus qu’un mauvais souvenir pour le leader qui peut se concentrer sur sa trajectoire, ce qu’il fait remarquablement bien depuis le départ. L’analyse réalisée par René Boulaire de la trace du Maxi Edmond de Rothschild, comparée à la position exacte donnée toutes les secondes par les balises installées sur les bouées de départ, a finalement démontré que le trimaran n’avait pas du tout mordu la ligne comme l’avait cru le viseur, mercredi au coup de canon de 14h15. La bagarre peut donc continuer sans arrière pensée en Ultim32/23 et celui qui réalise un sans faute depuis le début reste bien en tête de la course avec un léger matelas de 30 milles d’avance sur son poursuivant SVR Lazartigue.
Un couloir, une coursive même !
Les douze heures qui viennent sont hautement stratégiques pour le trio de tête. Derrière le front qu’il devrait finir par traverser à la latitude de Lisbonne à la mi-journée, la cadence pourrait s’accélérer vers l’anticyclone des Açores, bien reconstitué, gage dans son Sud d’alizés puissants. Mais d'ici-là, l’état de la mer et la stabilité du vent dans le couloir aux allures de coursive derrière le front ne sont pas garantis. Il faudra tenir devant le front et faire preuve ensuite de beaucoup de savoir-faire et de réactivité pour trouver la sortie, en suivant « une trajectoire à main levée» comme le dit joliment Jean Yves Bernot qui route François Gabart. A quelques 600 milles de là, Romain Pilliard s’apprête à reprendre le départ de Roscoff dans la matinée. L’étrave de son plan Irens-Cabaret qui avait heurté une bouée au large de Bréhat la nuit du départ est réparée. Romain devra faire vite dans le golfe de Gascogne pour éviter la seconde dépression qui déboule déjà sur l’Atlantique et s’annonce plus violente que la précédente à la latitude du champ de course. Une problématique identique pour Armel Le Cléac’h, arrivé à Lorient en début de nuit suite au bris de la dérive centrale de Banque Populaire XI, visiblement motivé pour repartir. « La dérive est venue taper la coque et il y a quelques beaux impacts dont un ou deux qui traversent et il faut réparer tout ça nous disait ce matin Amel Le Cléac’h. Jusqu’à samedi soir, on peut repartir dans des conditions météo correctes. On se laisse donc 48 heures pour terminer cette belle histoire. On ne visera pas le podium évidemment mais si le timing le permet, on le fera »
