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From October 20 in Saint-Malo | From November 6 in Guadeloupe

Pink Poppy Flowers

Des bateaux spectaculaires, des skippers aguerris, une capacité à flirter en permanence avec les limites tout en offrant des scénarios et des images à couper le souffle... Les Ocean Fifty promettent un sacré spectacle à la Route du Rhum - Destination Guadeloupe, d’autant que les onze bateaux de la classe seront tous sur la ligne de départ. De quoi achever en beauté ce cycle de quatre ans où la classe a accueilli de jeunes skippers très talentueux et de nouveaux sponsors. État des lieux.


C’est une expérience à part entière, un condensé de sport et d’engagement. Observer des Ocean Fifty, c’est la garantie d’en prendre plein les yeux. Ces bolides de 15 mètres (50 pieds) affolent les compteurs en repoussant constamment les limites et en tutoyant les 40 nœuds. En somme, ils sont un concentré de sensations fortes, de vitesse et d’explosivité. Il faut de la maîtrise, de la précision, une bonne dose de savoir-faire et pas mal de sang-froid pour parvenir à apprivoiser ces machines particulièrement exigeantes. 

L’attention se doit d’être permanente, encore plus quand les conditions sont chaotiques, ce qui est régulièrement le cas à la Route du Rhum - Destination Guadeloupe à cause des dépressions automnales qui traversent le parcours. Les skippers de la classe ont bien conscience de la difficulté à tirer le meilleur de leur Ocean Fifty tout en veillant à ne pas chavirer. Cette conscience permanente du danger et la gestion du risque qui en découle participent à la singularité d’une classe où le niveau n’a jamais été aussi élevé. « À bord, on monte rapidement autour des 30 nœuds, tout en maîtrise, rappelle Luke Berry (Le Rire Médecin Lamotte). Ces bateaux, ce sont d’incroyables vecteurs d’émotions. Moi, je les appelle des machines à sourire ! »   


L'ocean fifty Viabilis Oceans skippé par Baptiste Hulin devant les remparts de saint malo en 2025
©Arnaud Pilpré / Sortie des écluses de St Malo - Route du Rhum - Destination Guadeloupe 2022
Des performances comparables pour tous

Les onze Ocean Fifty seront tous sur la ligne de départ à Saint-Malo le 1er novembre prochain. À l’exception d’un bateau, tous ont été conçus par deux cabinets d’architecture, Romaric Neyhousser et VPLP. Afin de limiter l’impact carbone de la classe et de permettre que les concurrents évoluent au même niveau, aucune nouvelle construction additionnelle d’Ocean Fifty n’est autorisée. Cette jauge a contribué au fil des années à renforcer la classe malgré les différences de générations. Pour y entrer, il convient donc d’acquérir déjà un bateau existant. C’est ce qu’a réalisé l’an dernier Sodebo, détenteur du Trophée Jules Verne depuis janvier, en reprenant un bateau construit en 2009 pour son jeune skipper Léonard Legrand.

Cette stratégie, appelée « numerus clausus », permet d’homogénéiser la flotte… Et de renforcer le suspense. Il y a un an, lors de la Transat Café L’Or, les trois premiers étaient d’ailleurs tous à bord de bateaux d’anciennes générations : Viabilis Océans mis à l’eau en 2017, Wewise en 2018, Le Rire Médecin Lamotte en 2009. De plus, les Grands Prix disputés cette année n’ont établi aucune hiérarchie claire : il y a eu cinq vainqueurs différents lors des deux premiers actes et seulement quatre points séparent le 1er (Elvest 24 pts) du 3e (Edenred, 20 pts).  « La densité de la flotte est impressionnante, le niveau très homogène et on est nombreux à vouloir jouer devant », confie Baptiste Hulin (Viabilis Océans). Si le vainqueur de la Transat Café L’Or reconnaît « avoir quelques points de confiance dans son sac », il sait « que ça peut être ultra serré à l’arrivée et qu’on souhaite tous monter sur le podium ».


ACT1 Ocean fifty Ajaccio
©Vincent Olivaud / ACT 1 des Ocean Fifty Series à Ajaccio | Corse
Un renouvellement très conséquent

Côté skippers, la classe s’est fortement renouvelée ces dernières années. « Nous avons la chance d’avoir un plateau fabuleux avec des jeunes, des expérimentés, des fougueux et surtout de très bons skippers, résume Thibault Vauchel-Camus (Solidaires en Peloton). Il y a une diversité de profils et ces dernières saisons, nous avons eu la chance d’apprendre à connaître nos bateaux sur le bout des doigts. » Concrètement, il reste les skippers historiques de la classe : Erwan Le Roux (51 ans, Plastic Odyssey Fifty), vainqueur de la Route du Rhum en 2014 puis en 2022, Thibault Vauchel-Camus (47 ans, Solidaires en Peloton), victorieux de la Transat Jacques-Vabre en 2023, ou encore Laurent Bourguès (45 ans). Plus récemment, Luke Berry (39 ans, Le Rire Médecin) en 2023 et Matthieu Perraut (35 ans, Inter Invest) en 2024 ont rejoint la classe. 

Face à eux, de nombreux jeunes skippers, aussi talentueux que prometteurs : Basile Bourgnon (24 ans, Edenred) qui s’est distingué en Mini et en Figaro (2e de la Solitaire du Figaro en 2023) et a remporté la Dhream Cup en juillet, Erwan Le Draoulec (29 ans, Lazare), vainqueur de la Mini-Transat en 2017, Baptiste Hulin (29 ans, Viabilis), 2e sur la Route des Terres Neuvas, ou encore Pierre Quiroga (32 ans, Wewise), vainqueur de la Solitaire du Figaro en 2021, et Léonard Legrand (32 ans, Sodebo). Par ailleurs, Anne-Claire Le Berre (Upwind by MerConcept) s’apprête à marquer l’histoire en devenant la première fois à disputer la Route du Rhum - Destination Guadeloupe à bord d’un Ocean Fifty. 

 

Ocean fifty, Saint Maxile
©Vincent Olivaud / ACT 1 des Ocean Fifty Series à Sainte Maxime

La Route du Rhum - Destination Guadeloupe sera d’ailleurs une découverte pour la majorité d’entre eux. Thibault Vauchel-Camus et Erwan Le Roux sont les seuls à l’avoir déjà disputé en Ocean Fifty. Matthieu Perraut et Luke Berry y ont participé en 2022 mais en Class40. En somme, sept skippers vont découvrir la mythique transatlantique ! Pour eux, c’est donc un rendez-vous en terre inconnue dans cette course qui marque l’aboutissement d’un cycle de quatre ans. La Route du Rhum - Destination Guadeloupe, qui a bâti sa légende avec l’émergence des multicoques, reste le rendez-vous le plus prestigieux des Ocean Fifty. « Depuis ses débuts, la classe a toujours été pensée pour ces grands sprints océaniques,  explique Mathieu Baule, directeur d’Ocean Fifty Sailing. Ça fait partie de son esprit initial, de son histoire et de son ADN. »

La saison est toujours divisée en deux temps distincts : une première partie dédiée aux Grands Prix, des courses en équipage dans des baies fermées qui permettent d’affiner les réglages et de monter en puissance avant une seconde partie consacrée au solitaire. Les skippers ont d’ailleurs débuté ce volet solitaire en participant début juillet à la Dhream Cup, où ils ont pu assurer leur qualification pour la Route du Rhum - Destination Guadeloupe. Ainsi, chacun continue de peaufiner ses réglages, d’affiner sa préparation et de ne rien laisser au hasard jusqu’au grand départ de la Route du Rhum, le 1er novembre prochain. Et tous ont une certitude : le match dans le match entre Ocean Fifty s’annonce palpitant de bout en bout ! 


  • Oct 18, 2022
  • 4 min read

© Alexis COURCOUX #RDR2018


With no fewer than 55 entries Class40 is the biggest fleet of the 12th Route du Rhum Destination Guadeloupe. And within this big, competitive fleet there are a group of brand new, latest generation boats from renowned designers sailed by some of the best, up and coming stars of the future and established former Figaro racers. Most keen observers consider that there are a dozen skippers and boats with the potential to win the division. For sure this will be a hard fought, close race of high intensity right to the finish line.


Class40s, as a fleet, have grown on each edition. In 2006 25 boats took part in a contest which included renowned British offshore racer Phil Sharp who won Class40 ahead of French Figarist ace Gildas Morvan. And the class has continued to serve as something of a proving ground leading into the IMOCA fleet. In 2014 it was Thomas Ruyant who triumphed ahead of Nicolas Troussel – both going on to compete on the last Vendée Globe – whilst 2018’s Class40 winner Yoann Richomme has a brand new IMOCA in build for the next Vendée Globe and indeed returns to defend his title with a new boat.


The Class40 rules are simple as well as rigorous which continues to keep budgets but still leaving designers ample freedom to express their ideas. "The class has found the right balance in terms of budget to be able to compete on circuit races on the circuit but also the most prestigious oceanic races such as the Route du Rhum-Destination Guadeloupe", highlights Corentin Douguet (Queguiner - Innoveo).


In 2018, on the last edition 52 Class40s took the start. This year, there will be three more. The defending champion Richomme (Paprec Arkéa), is out to defend the class title with a new Lombard design which he launched last June. He said last summer, "The sensations are particularly great aboard these boats, these are monohulls are sea kindly and the sailing techniques are quite similar to the IMOCA”.


Several favourites


Richomme with his Paprec Arkéa has been reminded just how hotly contested each circuit race is. In May, during the CIC Normandy Channel Race, the first 10 were finished within eight hours. At the Dhream Cup this summer, the top 13 crossed the line in the space of four hours. "These are very good sailors armed with very good boats: all those who have done well on the circuit - and there are many of them - are pretty much the favorites on the Route du Rhum - Destination Guadeloupe" , Douguet continues.


Douguet, winner of the the 1000 Milles des Sables last April, expects to be in the mix but alongside he and Richomme are Ian Lipinski (Crédit Mutuel), winner of the 2019 Transat Jacques-Vabre and the CIC Normandy Channel Race this year, Xavier Macaire (Groupe SNEF, winner of the Dhream Cup ), Amélie Grassi (La Boulangère Bio), Luke Berry (Lamotte Module Création), Axel Trehin (Project Rescue Ocean), Simon Koster (Banque du Leman) and Ambrogio Beccaria (Allagrande Pirelli).


St Malo skippers and a Guadeloupean also on the starting line


Koster and Ambrogio, Swiss and Italian, are not the only ones coming from outside of France. There is also the Australian Rupert Henry (Eora), the Americans Greg Leonard (Kite) and Alex Mehran (Polka Dot), South African Donald Alexander (Conscious Planet) returns, the Croatian world cup and Olympic ski champion Ivica Kostelic (ACI), the Belgian Jonas Gerkens (Volvo) and the Italians Alberto Bona (IBSA) and Andrea Fornaro (In Fluence). Eyes will also be on Guadeloupean Keni Piperol (Captain Alternance) who is trained by Lalou Roucayrol.


There are nine Class 40 skippers from Saint-Malo skippers who will set off " from home": Luc Berry (Lamotte Module Création), Baptiste Hulin (Rennes • Saint-Malo / Parenthèses de Vies), Emmanuel Hamez (Viranga), Maxime Cauwe (Wisper), Florian Gueguen (Dopamine Sailing Team), Geoffrey Mataczynksi (Fortissimo), Jules Bonnier (Nestenn – Entrepreneurs for the Planet), Morgane Ursault-Poupon (Médecins du monde) and Hervé Thomas (Bleu Blanc).


They said :


Amélie Grassi (La Boulangère Bio) : “When I started the project, I did not expect there to be so many participants. It shows how accessible the class is with attractive projects, great sailors and powerful boats. It's a crazy group that promises this to be a very high level edition. I have the impression of doing the Solitaire du Figaro but on the Route du Rhum – Destination Guadeloupe ocean course. Personally, I train in order to be able to win. And I will do everything to be thorough from start to finish!"


Keni Piperol (Captain Alternance) : “ I have been waiting to do this Route de Rhum – Destination Guadeloupe for a long time. I've been preparing for it for 6 years and I'm proud to be one of the exceptional sailors going to do this race. There is bound to be a particular emotion at the idea of returning home, to feel the fervor and energy of Guadeloupeans. I left Guadeloupe to progress and grow, I can't wait to show the progress I have made. The objective is above all to have fun, to be as comfortable as possible at sea and to give everything to have no regrets. If I succeed, I'm sure the result will follow behind! Being 55 on the starting line, there is necessarily a little pressure: we know that this will be the class where there will be the most fight. "


**Corentin Douguet (Queguiner – Innoveo) **: “ We have all been preparing for this legendary race for months. The class is doing very well, it is probably the best entry point on the Route du Rhum-Destination Guadleoupe with a reasonable budgets. If there had been even more places, there would be even more of us! I think there are more than ten skippers who can be on the podium. The preparation has allowed everyone to raise their level and it promises an intense fight on the water. With the management of the boat, the equipment and the strategic choices to be made, everything is conducive to major developments. All the way to the Saintes channel and the finish line, anything can happen! ”


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