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From October 20 in Saint-Malo | From November 6 in Guadeloupe

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Bien plus qu’une compétition sportive, la Route du Rhum - Destination Guadeloupe constitue un formidable terrain d’apprentissage. Géographie, sciences, météorologie, environnement, histoire maritime, technologies ou encore prise de décision collective : la course permet d’aborder de nombreuses disciplines à travers une aventure concrète et fédératrice.

Pour son édition 2026, dont le départ sera donné le dimanche 1er novembre à Saint-Malo, l’organisation renforce ainsi ses actions à destination de la jeunesse, avant, pendant et après le départ de la flotte.


Un kit pédagogique pour faire entrer la course dans les classes

©OC Sport Pen Duick
©OC Sport Pen Duick

Afin de permettre aux enseignants et aux élèves de suivre la Route du Rhum - Destination Guadeloupe et d’en comprendre les différentes dimensions, l’organisation met à leur disposition un kit pédagogique dédié. Pensé comme un support accessible et directement mobilisable en classe, ce kit propose : fiches pédagogiques, activités, disciplines abordées, ressources pour les enseignants…À partir de la course et de son parcours entre Saint-Malo et Pointe-à-Pitre, ce kit permet aux élèves d’explorer les enjeux océaniques et d’aborder les matières scolaires à travers le prisme de cette aventure sportive.

Le kit est d’ores et déjà disponible gratuitement sur le site internet de la course.


Une cartographie pensée pour les enfants

©OC Sport Pen Duick
©OC Sport Pen Duick

Pour permettre aux plus jeunes de vivre la course au plus près, la Route du Rhum - Destination Guadeloupe proposera également une cartographie spécialement conçue pour le jeune public – une première dans l’histoire de la course au large. Ludique et illustrée, elle permettra aux enfants de suivre la progression des bateaux tout au long de la traversée entre Saint-Malo et Pointe-à-Pitre, et de visualiser le chemin parcouru par les skippers au fil des jours. Une manière simple et pédagogique de prolonger l’expérience au-delà du Village départ et de suivre l’aventure jusqu’à l’arrivée en Guadeloupe.


Bayard Jeunesse consacre deux numéros à la course au large

©Bayard Jeunesse
©Bayard Jeunesse

Partenaire Média de cette édition, Bayard Jeunesse embarquera également ses jeunes lecteurs dans l’univers de la Route du Rhum - Destination Guadeloupe. Les magazines documentaires Youpi Doc, destiné aux enfants de 5 à 8 ans, et Images Doc, pour les 8 à 12 ans, consacreront leurs numéros de novembre à la course au large. Leurs équipes seront également présentes sur le Village de Saint-Malo avec un stand dédié.


Dans son numéro 458, Youpi Doc suivra le quotidien d’une skippeuse engagée dans une transatlantique en solitaire. Les enfants partiront aussi à la rencontre de l’exocet, un étonnant poisson capable de voler, et apprendront à reconnaître les différents types de bateaux grâce à un dépliant géant. Une expérience simple leur permettra par ailleurs de comprendre pourquoi les bateaux flottent.


De son côté, Images Doc décryptera le fonctionnement des bateaux capables de s’élever au-dessus de l’eau grâce aux foils. Une bande dessinée documentaire retracera l’histoire d’Éric Tabarly, pionnier de ces technologies, tandis qu’un dossier présentera les principales caractéristiques des IMOCA : longueur, hauteur du mât, safrans ou encore aménagements intérieurs.

Le numéro proposera également des actualités consacrées à la Route du Rhum - Destination Guadeloupe, le portrait d’une jeune championne de voile à l’entraînement et un reportage consacré aux baleines à bosse.


Des milliers d’élèves à la barre avec la FFVoile et Virtual Regatta

Pour la 15e année consécutive, la Fédération Française de Voile et Virtual Regatta proposeront aux établissements scolaires de vivre la course depuis leur salle de classe. Ouverte aux élèves du primaire à l’université, la Transat Scolaire Virtuelle leur permettra de prendre la barre d’un bateau virtuel et de rejoindre la Guadeloupe en affrontant les mêmes conditions météorologiques que les skippers. Le dispositif est soutenu par les ministères chargés de l’Éducation nationale, des Sports et de la Jeunesse, ainsi que par le ministère de l’Agriculture pour les lycées agricoles et plusieurs fédérations sportives scolaires.Chaque classe participante bénéficiera d’un pack « toutes options » offert par Virtual Regatta et pourra concourir dans un classement adapté à son niveau : primaire, primaire USEP, collège, lycée ou université. Tout au long de la transatlantique, les enseignants recevront une newsletter quotidienne comprenant des analyses météorologiques et des propositions de routage réalisées par des spécialistes de la course au large. Des ressources pédagogiques permettront également d’aborder la géographie, les mathématiques, les sciences, la météorologie, le développement durable, la connaissance des océans ou encore la gestion de projet.


L’expérience reposera aussi sur le travail en équipe : les élèves devront observer, débattre et prendre collectivement les décisions nécessaires pour définir la meilleure trajectoire.


Certaines classes pourront enfin passer du virtuel au réel. Avec l’appui du réseau de clubs de la Fédération Française de Voile, des cycles d’initiation à la voile seront offerts à des classes participantes tirées au sort.


Sodebo et Initiatives-Cœur : des partenaires engagés auprès des jeunes

©Bato Pilote
©Bato Pilote

Mais l’organisateur n’est pas le seul à mettre les petits plats dans les grands pour les plus jeunes. Sodebo prendra le départ avec une double aventure portée par Thomas Coville sur Sodebo Ultim 3 et Léonard Legrand sur Sodebo Fifty. La marque propose un univers illustré autour des émotions des skippers, avec un guide d’apprentissage et un cahier d’activités disponibles sur son stand ou en téléchargement dans le « coffre aux trésors » du site dédié, où les enfants peuvent aussi envoyer leurs encouragements via « La Galerie des P’tits Fans ».


©Initiatives-Coeur
©Initiatives-Coeur

Dans cette même dynamique de transmission, le projet Initiatives-Cœur accompagne les scolaires avec son kit pédagogique « Mer & Espace ». Diffusé dans 4 000 établissements auprès de 120 000 élèves, ce support repose sur le lien entre la navigatrice Violette Dorange et l’astronaute Sophie Adenot autour de la problématique commune : « comment vivre en milieu extrême en mer comme en orbite ? ». Pluridisciplinaire, le kit propose des ressources en mathématiques, géographie, sciences, français et arts, tout en rappelant sa vocation solidaire en faveur de Mécénat Chirurgie Cardiaque.


Susciter la curiosité et transmettre le goût du large

Sur le village départ de la course à Saint-Malo, de nombreuses animations viendront compléter une offre “jeunesse” qui n’aura jamais été aussi riche et diversifiée. D’autant que de très belles surprises restent encore à dévoiler dans les prochaines semaines. “À travers ces différents dispositifs, la Route du Rhum - Destination Guadeloupe souhaite permettre aux jeunes générations de s’approprier la course et ses multiples dimensions. L’objectif est aussi de leur transmettre le goût de l’aventure, de la voile et de la découverte, tout en les sensibilisant aux océans et aux enjeux environnementaux. La Route du Rhum - Destination Guadeloupe fait rêver plusieurs générations depuis près de cinquante ans. En 2026, nous voulons donner aux enfants les moyens de vivre pleinement cette aventure, de comprendre la course et d’en faire un support d’apprentissage, en classe comme sur les Village”, déclare Julie Coutts, Directrice Générale d’OC Sport Pen Duick, société organisatrice.

Jun 10
7 min read

The 118 sailors in the upcoming Route du Rhum - Destination Guadeloupe all share a common goal: months or even years of preparation. Their objective? To be ready to give their all on race day. Of course, the specific characteristics of each boat and the ambitions of each skipper lead to different preparations. Nevertheless, in terms of technique, physical conditioning, and mental strength, many parallels exist between the participants. We spoke with six of the skippers who will be at the starting line on November 1st to learn more .


They give their testimonies in the article:

- Armel Le Cléac'h (Banque Populaire, Ultim), 4th participation in the Route du Rhum-Destination Guadeloupe

- Anne-Claire Le Berre (Upwind by MerConcept), the only female competitor in the Ocean Fifty

- Corentin Horeau (MACSF), former Figaro sailor and regular podium finisher, has been leading an IMOCA project since the start of the season

- Guillaume Pirouelle (Sogestran Seafrigo), one of the candidates for victory in Class40

- Charlie Capelle (Acapella – Proludic – La Chaîne de l'Espoir, Vintage Multi), 71 years old, the oldest competitor in the race who is preparing to run it for the 7th time

- Gilles Colubi (SNSM Guilvinec, Vintage Mono), skipper of the smallest boat in the fleet (a Pogo 12.50)



All roads lead to the Route du Rhum. Each skipper cultivates their own motivations as they approach this legendary race. But what they all have in common is the commitment to actively preparing for it. And the sailors have only one objective: "to set off in the best possible conditions and as well prepared as possible ," asserts Guillaume Pirouelle. "In terms of preparation, you can never reach perfection, but you have to do everything you can to get close," smiles Corentin Horeau. Armel Le Cléac'h, for his part, sees preparation as "a set of boxes that you have to patiently tick off until the finish line ." For all of them, the countdown has been on for a long time now. Armel, Guillaume, and Corentin have been fully focused on it since the beginning of the season, and Anne-Claire since she launched her program two years ago. “Me too, I’ve been thinking about nothing else for two years,” jokes Charlie Capelle, who is aiming for his 7th participation at 71 years old. He has set himself the goal of being “ready in a month”.


But what parameters need to be anticipated in order to achieve this?


Technically, leave nothing to chance

The number one priority for skippers is the technical preparation of their boats to get the best performance right from the start. In the Ultim class, SVR-Lazartigue changed its foils and rudder this winter, while Banque Populaire had done so the previous year. "It's our usual timing; it allows us to thoroughly test the systems and gain a bit more perspective ," explains Armel. At MACSF, the refit took place this winter: "We modified the hull, tried to reduce weight, fitted new sails, and made a lot of small modifications that we don't really want to talk about ," details Corentin Horeau.

All classes are involved. Jean Le Cam spent countless hours working on his Swan 59 until its launch in early May. Charlie Capelle also gave his multihull, Acapella – Proludic – La Chaîne de l'Espoir, a major overhaul . "Last year, with my children and some family, we dismantled it from masthead to stern before putting everything back together ." Gilles Colubi also completely rebuilt the boat in the spring: "The mast was unstepped, the rigging was replaced, worn parts were replaced, the hull was sanded… There was a lot of work!" For amateur sailors, ensuring proper technical preparation is essential. "It's fundamental; if your boat isn't seaworthy, you won't get far!"

 



Navigate without counting

Once at sea, everyone's priority is sailing. "I go out at least twice a week," says Charlie Capelle. "It's incredibly important to put in nautical miles and check every technical aspect of the boat. So many problems can arise; it's best to identify them early in the season!" Guillaume Pirouelle agrees: "If you want to be comfortable in all conditions and not be caught unprepared when things get tough, the ideal is to be familiar with as many situations as possible ." The skipper competes in numerous races: the Spi Ouest-France with a crew, the Normandy Channel Race, the Trin40 (which he won), the Dhream Cup this summer…

The schedule is also packed for Corentin Horeau, who competed in the 1000 Race and will participate in the Vendée Arctique in June. "Each race allows you to gain experience and refine your knowledge of the boat ," explains the MACSF skipper. "They all contribute to the journey towards the Route du Rhum." For her part, Anne-Claire Le Berre competed in the two Acts organized by the Ocean Fifty class in Sainte-Maxime and Ajaccio in May. "It's always very difficult to put yourself in a racing situation when you're not actually racing ," the sailor points out. " It's important to generate the adrenaline of racing and to train by adding the pressure." In contrast, the Ultim class's racing program is lighter, with only the 24 Hours Ultim in September. "We did a round trip to the Caribbean in the spring and we recently completed a tour of the Mediterranean ," explains Armel.



Regaining automatic reflexes on your own

During the delivery trip to the Mediterranean, as well as during her qualification, Anne-Claire Le Berre "started working on the solo configuration" to "get the hang of pure solo sailing ." For many participants, solo experience is a rare commodity. Guillaume Pirouelle will be competing in his first transatlantic race in this format. "Sailing alone is much more demanding; the physical and mental aspects are much more important than sailing double-handed, and it's something I'm really trying to work on." In both Class40 and IMOCA, the season is more focused on solo races, which allows sailors to hone their reflexes on board alone. This is the case for Corentin Horeau: having only competed in double-handed or crewed races last year, he now only races solo (1000 Race, Vendée Arctique). "It allows us to rediscover our automatic reflexes in race conditions; it's incredibly enriching ," Corentin adds.



To improve one's athletic condition

Between outings at sea, maintaining one's fitness is also essential. Outside of sailing weeks, Armel Le Cléac'h alternates between swimming, gym workouts, and running. "There's a significant physical demand aboard an Ultim; it's important to be in top shape to go the distance ," he asserts. The Banque Populaire skipper completed a "heavy training block" during the winter, as did Corentin Horeau. "With the start of the season, we have less time to go to the gym ," adds the MACSF skipper. He nevertheless trains whenever he can. Above all, "the preparation for working with the winch pedestal will need to be intensified ." The MACSF sailor will therefore "soon buy a pedestal to practice at home."

Outside of sailing weeks, Guillaume Pirouelle makes sure to do "three gym sessions, a bit of recreational sport (kiteboarding, running, cycling) without neglecting recovery, stretching, and yoga . " "You have to do cardio, core work, weight training, endurance... Basically, do a little bit of everything whenever I can," emphasizes Anne-Claire Le Berre. For his part, Gilles Colubi, who will soon be 67, goes for a brisk walk every morning, which is "three-quarters of an hour of brisk walking, almost running ." Charlie Capelle also sticks to two sessions a week: Pilates on Wednesdays and cycling on Thursdays. "But I lead a healthy life, I take care of my body and my diet ," continues Capelle, whose wife "encourages me to get a lot of checkups to make sure I'm in good shape."


Don't neglect the mental approach to the race

Feeling good in their boat, good in their body, and… good in their mind. They are all well aware of the need for, as the saying goes, “a sound mind in a sound body” (“anima sana in corpore sano” in Latin). Mental preparation is essential to face all the challenges of the Route du Rhum-Destination Guadeloupe. It's necessary to cope with repeated exertion, sometimes extreme conditions, and often a very advanced state of fatigue. Anne-Claire Le Berre collaborates with Alexis Landet, a former judoka who works with several skippers. “These are very complex projects that have to be managed alongside personal life,” the sailor explains. “Alexis gives me tools to stay focused .” Corentin Horeau also emphasizes the need to “manage everything through coordination and the distribution of tasks among each team member .” Furthermore, he reminds everyone of the importance of pacing themselves to avoid burnout during the preparation.

His method? "Knowing how to step back and remembering that you can never win every battle ," he smiles. "I'd like to think about nothing else, but it takes a lot of energy and it can be difficult for those around me," admits Charlie Capelle. " My wife makes me take a break, and she's right!"

More broadly, the mental aspect is "a process that takes years, where experience plays a crucial role," adds Guillaume Pirouelle. " You have to be able to identify problems as quickly as possible, feel comfortable on board, and remember that every decision will be made alone." Armel Le Cléac'h puts it this way: "Solo offshore racing taught me to manage my emotions and prioritize in difficult situations ." For amateur skippers, the approach is different: "I don't have any pressure from my sponsor, my family, or anyone around me ," says Gilles Colubi with a smile. "Until the start, I want to be as calm as possible ." After that, it will inevitably be a different story. "The racer takes over from the cautious man, and you have to give it your all to reach the other side!"


© Nicolas Prado

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