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From October 20 in Saint-Malo | From November 6 in Guadeloupe

Pink Poppy Flowers
Le quai des ultims à saint malo en 2022
Les ultims sur le village de la Route du Rhum en 2022. Prise de vue aérienne / © Alexis Courcoux

Il est difficile, au cœur de l’été et de ses chaleurs, de replonger dans l’effervescence d’un départ de la Route du Rhum - Destination Guadeloupe. Pourtant, chez tous les passionnés de course au large comme auprès du grand public, il suffit de raviver les souvenirs. Replonger au cœur de cette foule dense et bigarrée, familiale et joyeuse, qui serpente entre les pontons. Tendre l’oreille pour entendre les haubans qui sifflent et les échos du village qui s’animent. Observer toutes les petites mains des équipes qui s’affairent autour des bateaux. Croiser le regard des skippers, ce mélange d’excitation et d’appréhension. Puis se laisser porter par l’atmosphère joyeuse, l’esprit de fête qui irradie les rues pavées jusqu’à tard dans la nuit…

« Pour prendre la mesure de ce qu’est la Route du Rhum - Destination Guadeloupe, il faut venir se balader autour des bassins, voir ces kilomètres dédiés à la course et plonger dans cet esprit joyeux et festif », rappelle Baptiste Hulin (Viabilis Océans, Ocean Fifty). Lui-même se souvient d’avoir arpenté le village avec ses parents. « C’était de nuit, le vendredi avant le départ. Il y avait ces énormes bateaux qui faisaient rêver, la difficulté de s’imaginer que des skippers seuls allaient traverser l’Atlantique à leur bord… C’est comme s’il y avait une dose de magie autour de l’événement ».


L'ocean fifty Viabilis Oceans skippé par Baptiste Hulin devant les remparts de saint malo en 2025
L'Ocean Fitfty de Baptiste Hulin devant les remparts de Saint Malo / ©Vincent Olivaud

 « On sent que ça se rapproche »

La Route du Rhum - Destination Guadeloupe dépasse depuis longtemps le cadre d’un événement sportif. Elle rassemble les skippers les plus prestigieux et des amateurs éclairés sur les bateaux mais aussi des milliers de passionnés et de curieux parmi les visiteurs. Tous les quatre ans, depuis 1978, l’émotion qu’elle suscite est plus que vive. Elle anime le cœur des Malouins, fait rêver les enfants qui grandissent avec elle et nourrissent même parfois le rêve, un jour, de s’aligner au départ . « C’est toujours un grand moment, confie Luke Berry (Le Rire Médecin Lamotte, Ocean Fifty), Malouin depuis près de dix ans. Saint-Malo se transforme, les habitants en parlent toujours… C’est un peu comme si la ville se préparait pour un grand festival ». « Quand on a grandi à Cancale comme moi, la Route du Rhum, c’est une histoire de cœur, abonde Florian Gueguen (Graine de Courage, Vintage Multi). Elle est tellement mythique qu’elle nous paraît inaccessible quand on est gosse ».


À Saint-Malo, même en période estivale, la Route du Rhum - Destination Guadeloupe est dans toutes les têtes. « Il y a les bateaux qui s’entraînent devant les plages et puis toutes les discussions, continue Florian. La réaction de tout le monde, c’est de se dire que les quatre années sont passées vite ! ». « Cette course, les Malouins l’attendent impatiemment pendant quatre ans, sourit Baptiste Hulin. La ville commence déjà à se mettre aux couleurs de la Route du Rhum - Destination Guadeloupe… On sent que ça se rapproche ! »



La flotte IMOCA à quai lors de la 12e édition de la route du rhum en 2022

A terre, tous les acteurs économiques à pied d’oeuvre 

Si les marins s’emploient depuis des semaines à faire en sorte que tout soit prêt à bord de leurs bateaux pour mettre le cap sur la Guadeloupe le dimanche 1er novembre, à terre aussi, les préparatifs vont bon train. Hôteliers, restaurateurs, commerçants, acteurs du tourisme et entreprises locales mettent également tout en œuvre pour être prêts à recevoir les centaines de milliers de visiteurs à compter du 20 octobre, date de l’ouverture du village départ à Saint-Malo.

 

La ville et l’agglomération déjà en ordre de marche 

La préparation a commencé depuis plusieurs mois. Les services de la ville et de Saint-Malo Agglomération s’activent en effet en lien avec l’organisateur OC Sport Pen Duick. « Il y a eu une réflexion de fond afin que l’événement soit plus vertueux et, par conséquent, nous avons réalisé des aménagements afin que le village soit 100 % électrique, explique le maire, Gilles Lurton. Ce sont des projets d’ampleur que nous allons accélérer pour qu’ils soient opérationnels pendant la Route du Rhum ».Dans le même temps, les acteurs locaux se sont employés afin « d’engager tous les publics du territoire ». « Nous avons à cœur que les publics les plus isolés et les plus éloignés de l’événement puissent aussi se l’approprier », explique le maire. Pour y parvenir, les marqueurs qui incarnent de la Route du Rhum – Destination Guadeloupe sont pleinement intégrés aux événements organisés. C’était le cas notamment à la Fête du Jeu qui s’est tenue dans les quartiers prioritaires, où la mascotte, Tymal, était présente. Le Trophée a également entamé un tour des communes de Saint-Malo Agglomération où les habitants peuvent l’approcher dans les mairies. On peut d’ailleurs consulter la tournée de la mascotte et du trophée directement sur cette carte interactive : https://www.routedurhum.com/carte-tournee


« Que la fête ne s’arrête pas au village ! »

L’une des nouveautés de cette édition 2026 est également la volonté commune entre les collectivités locales et l’organisateur, de valoriser davantage le programme d’animations hors du village, afin de mettre en lumière les territoires et poursuivre l’expérience. Il a ainsi été décidé de mettre en place le premier festival Off de la Route du Rhum - Destination Guadeloupe  afin de prolonger l'événement dans les rues, les quartiers et les communes de l'agglomération. Animations, rencontres, expositions, et rendez-vous culturels permettront de vivre le Rhum autrement, en faisant de la cité corsaire tout entière un terrain de jeu et de fête. L'ambition est simple : que le public ne vienne pas seulement voir la Route du Rhum-Destination Guadeloupe, mais qu'il puisse la vivre partout à Saint-Malo.

« Désormais, on entre dans la phase opérationnelle », confie Gilles Lurton. Des réunions sur la sécurité se tiennent avec la préfecture, d’autres afin de préciser le déroulé complet de l’avant course. Le montage des installations débutera dès le 14 septembre. 


Rester concentrés, malgré l’émotion d’un départ à domicile

Pour les skippers, il convient néanmoins de veiller à ne pas se faire emporter par l’effervescence et ce, qu’ils soient “rookies” comme Baptiste Hulin ou chevronnés comme Louis Burton (Ultim Armand Thiery/Ultim). Malgré les sollicitations des proches et les partenaires à honorer, les écarts sont proscrits pour avoir le maximum d’énergie au moment du départ. Un équilibre qui n’est pas si facile à trouver, surtout pour les skippers malouins. « Nous avons tous des copains et des membres de la famille qui viennent nous voir, sourit Luke Berry. Mais on doit faire attention à être rigoureux et à ne pas trop sortir : c’est très énergivore et ça peut être problématique avant l’intense dépense d’énergie liée à la course ». 


« Il faut gérer cet aspect-là en faisant attention dans les derniers jours, poursuit Florian Gueguen. Moi, j’appréhende plutôt le départ, la foule, les bateaux côte à côte, la pression… » Il y a quatre ans, alors engagé en Class40, Florian, tellement affairé à bien faire, avait « grillé » la ligne de départ. L’appréhension du grand départ est à la hauteur de l’événement : au moment où les bateaux s’élanceront, ils seront des centaines de milliers le long des côtes. Des spectateurs venus pour des encouragements nourris, pour un dernier « au revoir » et pour capter leur petit moment d’histoire.


  • Jul 23
  • 5 min read
In terms of risk management, offshore racing has considerable experience, as a motorsport taking place in a potentially hostile natural environment. Organizers also face the risk of race start postponements due to weather conditions. How do they address this? We explore some answers from the Route du Rhum - Destination Guadeloupe, of which AMRAE is a partner.

“Postponing a start is a huge disruption to the entire offshore racing community and has logistical, economic, and media consequences ,” emphasizes Francis Le Goff, race director of the Route du Rhum - Destination Guadeloupe. “This is an issue that requires maximum anticipation because this situation is no longer ‘extraordinary’; we are developing contingency plans to address this problem ,” adds Julie Coutts, managing director of OC Sport Pen Duick, which organizes the event.


The 2022 edition of the Route du Rhum - Destination Guadeloupe is a perfect illustration of this, as the start was postponed by three days. The goal, however, is to avoid postponements as much as possible, as Francis Le Goff confirms: “We have included in the Notice of Race, starting with the 2022 edition of the Route du Rhum - Destination Guadeloupe, the possibility of bringing the start forward by 24 hours if the situation is too complicated to start on the scheduled day or if conditions are too difficult at the exit of the English Channel or in the Bay of Biscay two days after the start.” In this case, the sailors must be notified at least 48 hours in advance, and everything must be technically operational. “Whether it's the mobilization of the teams responsible for the start on the water, "The lock slots at Saint-Malo, the buoys in front of the Rance dam or in Dinard which accommodate the ULTIM and IMOCA boats two days before the start – everything has been anticipated," explains the race director. "This allows us to be flexible in our decision-making."


©Jean-Louis Carli / Start of the Route du Rhum - Destination Guadeloupe 2022
©Jean-Loui Carli / Départ de la Route du Rhum - Destination Guadeloupe 2022

“It is the organizer who bears the financial risk.”


For its part, OC Sport Pen Duick is anticipating the risk of postponement by listing the impacts in terms of communication, logistics, and finances. “For each of these, we are assigning a specific action and a designated contact person in order to establish a robust and effective plan,” explains Julie Coutts. “ We are also working with the administrative authorities to ensure that our permits and the various regulations concerning the use of the port and the setup of the race village or the start on the water allow us a three-day postponement, a period we consider sufficient to allow time for a storm to pass.”


In parallel, OC Sport Pen Duick is working with the hundred or so service providers involved in the event – hotels, audiovisual production companies, the company responsible for setting up and taking down the village tents, etc. to assess how they would be impacted in the event of a postponement. “Wherever possible, we identify and define clauses and list the potential financial impacts,” explains Julie Coutts, before adding: “It is indeed the organizer who bears this financial risk. And since there is no insurance to mitigate the risk of this postponement, we have established a budget provision representing 1% of the operational budget.”


Regarding the arrival in Guadeloupe, while the impact is less and easier to understand, particularly because arrivals “always have their share of uncertainties and require us to be very flexible, we must nevertheless work on a postponement scenario, including delaying the opening of the village by a few days,” emphasizes Julie Coutts.

©Vincent Olivaud / Class40s exiting the locks - Route du Rhum Destination Guadeloupe 2022
©Vincent Olivaud / Sortie des écluses des Class40 - Route du Rhum Destination Guadeloupe 2022

Concerted and multi-factorial decision


How is a decision made to postpone a start? “There are no specific alert thresholds; it's the analysis of all the meteorological factors that allows us to make a decision,” emphasizes Francis Le Goff. “ When we postpone or cancel a start, it's because we're certain that the fleet won't be able to find shelter if the conditions are too difficult, nor escape using its own speed.”


And while on paper it is the race director who takes personal responsibility by deciding whether or not to start the race, “the reality is more collective, many stakeholders meet regularly to contribute to this discussion and allow for informed decision-making at the best time,” emphasizes the general manager of OC Sport Pen Duick.


The analysis of weather files begins ten days before the start “in order to monitor the evolution of the systems and see if they are stable or not,” explains Francis Le Goff. “Our weather unit, which has been strengthened over the years, consists of a key partner, Météo Consult, with its two dedicated meteorologists and their team; and within the management, my first deputy Yann Chateau carries out routings to analyze how our fleets will behave in relation to the forecasted systems.”


From the moment conditions deteriorate and the risk is real and identified, race management regularly consults with the organizer and the various class representatives to best anticipate what will happen. “Our goal is to be clear and concise so we can move forward together and not catch anyone off guard,” emphasizes Francis Le Goff. “ We have to consider the turmoil raging inside the sailors' heads at that moment. They're programmed to depart at a specific time, so when the decision is made, even if there's a sense of relief and a release of pressure, they then have to regroup and reassess their weather and routing strategies.”


And Julie Coutts continued: "In parallel with the discussions taking place on the sporting side, we are immediately activating all the teams with our service partners and the media so that everyone can anticipate the different scenarios. A delayed start from Sunday to Wednesday has very concrete consequences, particularly on attendance and hospitality programs. Our responsibility is therefore to limit the impacts by securing, as much as possible, the visibility of partners, including those of participants, and the experiences of guests; we ensure that their media coverage and BtoB experiences are secured before departure.”


©Alexis Courcoux / The IMOCAS at the start of the Route du Rhum - Destination Guadeloupe 2022
©Alexis Courcoux / Les IMOCAS sur le départ de la Route du Rhum - Destination Guadeloupe 2022

“Absorb, integrate and manage risk”


“Since we are never immune to climate hazards, the idea is rather to identify, integrate and manage the risk rather than trying to protect ourselves from it,” she explains . “The challenges are the same for businesses, and that’s why we felt so aligned in our partnership with AMRAE ( Association for Risk Management and Insurance in Business) .”


Amélie Sapin, also a member of AMRAE as Head of Insurance at Alten, explains: “While the methodology for anticipating risks is the same for a company or a sporting event, risk management is very different.”


The former Insurance Manager for the Paris 2024 Olympic and Paralympic Games Organizing Committee adds: " Whether it's the Olympics or the Route du Rhum - Destination Guadeloupe, when there's a proven risk, we only have a few hours or a few days to react, so the urgency is greater. The unknown in crisis management is also much greater because there are a multitude of stakeholders we don't know as well as in a company; the human aspect is more difficult to grasp; there's also a kind of adrenaline rush to manage with operational staff running around in all directions."


Amélie Sapin, who also co-leads the “special risks” working group within AMRAE, concludes: “Regarding these events, it is essential to conduct feedback on what happened and what can be improved to best prepare for potential future risks.”


AMRAE and the Route du Rhum

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