The legend returns. Since 1978, the Route du Rhum - Destination Guadeloupe has thrilled sea lovers, adventurers, and freedom enthusiasts every four years. Through iconic archive footage, this teaser revisits the history of a legendary race where the most daring sailors challenge the Atlantic solo. The next edition will set sail on November 1, 2026, from Saint-Malo.

Ces derniers mois, Violette Dorange a toujours ce sourire affable et cette capacité à vulgariser tout ce qu’elle traverse en mer. Elle est restée celle que le public a découverte lors du Vendée Globe, il y a deux ans, ce concentré d’énergie et d’enthousiasme prêt pour la grande aventure. Mais Violette a aussi changé. Elle s’est adaptée à sa nouvelle popularité, s’accordant un break l’été suivant son tour du monde pour respirer et se retrouver. Surtout, elle a changé de dimension sportivement parlant en portant les couleurs d’Initiatives-Cœur et en découvrant les joies d’un foiler. Depuis, sa progression sur l’eau est impressionnante : 6e de la Transat Café L’Or l’an dernier, elle est montée à deux reprises sur le podium cette année, à la 1000 Race (3e) et à la Vendée Arctique (3e), où elle a même tutoyé la victoire. Dans la lignée de ce début de saison, Violette se présente à la Route du Rhum – Destination Guadeloupe pour tout faire, sauf de la figuration.

Violette dorange
Skippeuse de l'IMOCA Initiatives-Coeurs
Deux ans après l’explosion de ta popularité au Vendée Globe, tu as la sensation d’avoir trouvé le bon équilibre entre le sport, le fait d’être une personnalité publique et ta vie personnelle ?
Oui, même si tout est toujours en train d’évoluer. J’ai l’impression que tout s’équilibre bien entre les entraînements, d’une part, les obligations envers mes sponsors et le reste. C’est un peu plus facile parce que je suis vraiment très bien entourée. Et j’ai hâte que ça continue comme ça !
Tu étais déjà venue à la Route du Rhum - Destination Guadeloupe il y a quatre ans mais en tant que visiteuse…
Oui, j’étais à fond dans ma recherche de sponsors, je cherchais des contacts pour agrandir mon réseau et tout me semblait lointain et compliqué… Mais j’avais apprécié de vivre l’événement de l’autre côté et de longer les pontons. La Route du Rhum, c’est un concentré d’histoires mythiques qu’on m’a racontées : Mike Birch, Florence Arthaud, Laurent Bourgnon…
Tu as déjà une riche expérience, mais tu disputes la Route du Rhum – Destination Guadeloupe pour la première fois… Qu’est-ce que cette course représente pour toi ?
Oui, c’est ma première Route du Rhum ! C’est un nouveau parcours, de nouveaux concurrents, une nouvelle disposition de départ… Je sais que tout l’événement s’annonce particulièrement intense ! Concrètement, je n’ai jamais pris un départ avec autant de bateaux sur la ligne ! Je vais aussi découvrir la ville de Saint-Malo, que je connais peu. Ce qui est intéressant sportivement, c’est que la route est directe, il n’y a pas de points de passage et on peut avoir une route plus ou moins au nord… En tout cas, j’ai hâte d’y être !
« Là où j’ai tout à jouer, c’est sur l’endurance »
Est-ce qu’on finit par s’habituer à la difficulté de vivre sur ces bateaux, surtout dans des conditions soutenues ?
L’an dernier, j’avais vraiment l’impression que le bateau était très exigeant. C’était parfois dur de prendre du plaisir à naviguer. Mais plus on navigue, moins c’est impressionnant, moins la peur est présente et, progressivement, on accepte davantage. Surtout, ça permet de prendre plus de plaisir. C’est agréable de pouvoir maîtriser ces bateaux incroyables !

Quel regard portes-tu sur l’arrivée de bateaux de nouvelles générations ?
C’est encore un peu tôt pour se prononcer, mais c’est indéniable que la technologie avance vite et que ça créer des écarts de vitesse difficiles à combler. Là où j’ai tout à jouer, c’est sur l’endurance, la manière de naviguer, la stratégie météo… J’ai la chance d’avoir un bateau très fiable et ça rebat les cartes.
« Mes résultats cette année, une réussite collective »
En juin dernier, tu as tutoyé la victoire à la Vendée Arctique… Tu as eu l’impression de franchir un nouveau palier ?
C’est une année importante pour moi puisque c’est celle de la prise en main, en solitaire, d’un bateau à foils. Il y a une réelle différence entre les bateaux à dérives et les bateaux à foils. C’est la même catégorie, mais on change tout : la façon de naviguer, la vitesse du bateau, la taille de l’équipe, le niveau de préparation aussi… Mais je savais que le bateau était capable de terminer sur le podium…

Tu as été surprise de tes résultats ?
J’étais plutôt fière de moi à l’issue des deux courses (3e de la 1000 Race et de la Vendée Arctique). Ce qui est intéressant surtout, c’est le fait d’avoir fait très peu d’erreurs, d’avoir réussi à bien anticiper les manœuvres et de n’avoir quasiment rien cassé à bord. Mais c’est une réussite collective, je le dois vraiment à toute l’équipe !
