top of page

From October 20 in Saint-Malo | From November 6 in Guadeloupe

Pink Poppy Flowers
Violette Dorange à la barre de son IMOCA Initiatives Coeurs
©Initiatives-Coeurs

Ces derniers mois, Violette Dorange a toujours ce sourire affable et cette capacité à vulgariser tout ce qu’elle traverse en mer. Elle est restée celle que le public a découverte lors du Vendée Globe, il y a deux ans, ce concentré d’énergie et d’enthousiasme prêt pour la grande aventure. Mais Violette a aussi changé. Elle s’est adaptée à sa nouvelle popularité, s’accordant un break l’été suivant son tour du monde pour respirer et se retrouver. Surtout, elle a changé de dimension sportivement parlant en portant les couleurs d’Initiatives-Cœur et en découvrant les joies d’un foiler. Depuis, sa progression sur l’eau est impressionnante : 6e de la Transat Café L’Or l’an dernier, elle est montée à deux reprises sur le podium cette année, à la 1000 Race (3e) et à la Vendée Arctique (3e), où elle a même tutoyé la victoire. Dans la lignée de ce début de saison, Violette se présente à la Route du Rhum – Destination Guadeloupe pour tout faire, sauf de la figuration.


Violette Dorange à bord de son IMOCA Initiatives Coeurs
©Initiatives-Coeurs

Violette dorange

Skippeuse de l'IMOCA Initiatives-Coeurs



Deux ans après l’explosion de ta popularité au Vendée Globe, tu as la sensation d’avoir trouvé le bon équilibre entre le sport, le fait d’être une personnalité publique et ta vie personnelle ?

Oui, même si tout est toujours en train d’évoluer. J’ai l’impression que tout s’équilibre bien entre les entraînements, d’une part, les obligations envers mes sponsors et le reste. C’est un peu plus facile parce que je suis vraiment très bien entourée. Et j’ai hâte que ça continue comme ça !


Tu étais déjà venue à la Route du Rhum - Destination Guadeloupe il y a quatre ans mais en tant que visiteuse… 

Oui, j’étais à fond dans ma recherche de sponsors, je cherchais des contacts pour agrandir mon réseau et tout me semblait lointain et compliqué… Mais j’avais apprécié de vivre l’événement de l’autre côté et de longer les pontons. La Route du Rhum, c’est un concentré d’histoires mythiques qu’on m’a racontées : Mike Birch, Florence Arthaud, Laurent Bourgnon…



Tu as déjà une riche expérience, mais tu disputes la Route du Rhum – Destination Guadeloupe pour la première fois… Qu’est-ce que cette course représente pour toi ?

Oui, c’est ma première Route du Rhum ! C’est un nouveau parcours, de nouveaux concurrents, une nouvelle disposition de départ… Je sais que tout l’événement s’annonce particulièrement intense ! Concrètement, je n’ai jamais pris un départ avec autant de bateaux sur la ligne ! Je vais aussi découvrir la ville de Saint-Malo, que je connais peu. Ce qui est intéressant sportivement, c’est que la route est directe, il n’y a pas de points de passage et on peut avoir une route plus ou moins au nord… En tout cas, j’ai hâte d’y être !


« Là où j’ai tout à jouer, c’est sur l’endurance »

Est-ce qu’on finit par s’habituer à la difficulté de vivre sur ces bateaux, surtout dans des conditions soutenues ?

L’an dernier, j’avais vraiment l’impression que le bateau était très exigeant. C’était parfois dur de prendre du plaisir à naviguer. Mais plus on navigue, moins c’est impressionnant, moins la peur est présente et, progressivement, on accepte davantage. Surtout, ça permet de prendre plus de plaisir. C’est agréable de pouvoir maîtriser ces bateaux incroyables ! 


Violette Dorange à la barre de son IMOCA Initiatives Coeurs
©Ronan Gladu/Initiatives-Coeurs

Quel regard portes-tu sur l’arrivée de bateaux de nouvelles générations ?

C’est encore un peu tôt pour se prononcer, mais c’est indéniable que la technologie avance vite et que ça créer des écarts de vitesse difficiles à combler. Là où j’ai tout à jouer, c’est sur l’endurance, la manière de naviguer, la stratégie météo… J’ai la chance d’avoir un bateau très fiable et ça rebat les cartes.


« Mes résultats cette année, une réussite collective »

En juin dernier, tu as tutoyé la victoire à la Vendée Arctique… Tu as eu l’impression de franchir un nouveau palier ?

C’est une année importante pour moi puisque c’est celle de la prise en main, en solitaire, d’un bateau à foils. Il y a une réelle différence entre les bateaux à dérives et les bateaux à foils. C’est la même catégorie, mais on change tout : la façon de naviguer, la vitesse du bateau, la taille de l’équipe, le niveau de préparation aussi… Mais je savais que le bateau était capable de terminer sur le podium…


L'IMOCA Initiatives-Coeurs en plein vol pendant un entraînement en mer
©Ronan Gladu/Initiatives-Coeurs

Tu as été surprise de tes résultats ?

J’étais plutôt fière de moi à l’issue des deux courses (3e de la 1000 Race et de la Vendée Arctique). Ce qui est intéressant surtout, c’est le fait d’avoir fait très peu d’erreurs, d’avoir réussi à bien anticiper les manœuvres et de n’avoir quasiment rien cassé à bord. Mais c’est une réussite collective, je le dois vraiment à toute l’équipe ! 


Jun 10
3 min read
With just 150 days to go before the grand departure, excitement is building on the docks. For Erwan Le Draoulec, skipper of the Ocean Fifty Lazar trimaran, this 2026 edition will be unlike any other race: it will be his very first Route du Rhum - Destination Guadeloupe. A baptism of fire sailing solo on these capricious and demanding multihulls that forged his vocation as a sailor when, as a child, he watched them with stars in his eyes.

Freshly qualified and armed with unwavering composure, the young skipper approaches this monumental offshore race with a mixture of excitement, realism, and profound gratitude. Between the technical rigor of the preparation, the quest for the perfect course, and the pride of proudly representing the Lazare charity, Erwan Le Draoulec speaks candidly.

#1 How are you feeling 150 days before your first Route du Rhum - Destination Guadeloupe?


Erwan Le Draoulec: I feel good, very good indeed. Especially since I just finished my solo qualification. Now I know what it means to sail alone on this boat. It removes some of the mystery and gives me confidence. It's a race I've dreamed of for a long time.

With 150 days to go, there's a lot of impatience and excitement, but I keep in mind that it's not that far away. There's still a huge amount of work to do. Despite this mix of emotions, I'm calm, very happy to be participating in this race, and delighted to see this program come to fruition. We're working well with the team: technically and in terms of performance, the boat is progressing well. I'm giving it my all.



#2 What does this race represent for you?


Erwan Le Draoulec: It's a very special race. As a child, I was captivated by stories of offshore racing, whether it was the Route du Rhum - Destination Guadeloupe, the Vendée Globe, or the Jules Verne Trophy. When I used to walk along the docks back then, there were a lot of trimarans, especially the ORMA generation. It was these multihulls that made me dream, the very same ones I used to build out of wood with my grandfather in his workshop. This idea of crossing the Atlantic on such machines is what sparked my passion.


It's an incredible opportunity to be able to make this childhood dream a reality. I can still picture myself looking at those boats with wide-eyed wonder, like admiring a superhero. Today, knowing that I'll be aboard a magnificent boat like the Lazare trimaran , supported by such a project and such a team, is extraordinary. For me, crossing the Atlantic Ocean solo in a multihull remains the greatest and most demanding challenge in offshore racing. I am deeply happy to have the chance to do it.


#3 What are your objectives for this edition?


Erwan Le Draoulec: I prefer to remain realistic and not set myself false goals. The last Transat Jacques-Vabre reminded us that before thinking about the result, we must first succeed in bringing these boats safely to port. They are volatile, fragile, and lightweight machines.

If I had to prioritize my goals, the very first is to cross the finish line on the other side. The second is to achieve this with a boat in good condition. This requires sailing like a true seaman, paying close attention to the equipment, and managing the systems and sails effectively to preserve the boat's full potential right to the end. Finally, I want to sail a strong race. If we can bring all these elements together, a podium finish, or even better, becomes entirely possible. That's the order in which we need to approach things.


Beyond the sporting aspect, my goal is also to highlight the Lazare association, which lends its name to the boat, and to spread its message. It's a meaningful project, and I'm proud to support it.


Finally, I would add a more personal goal. It's often said that you make your own luck, and I am extremely grateful to Tanguy Le Turquais for trusting me to helm this trimaran. If I'm at the starting line, it's thanks to him. My wish is that he'll be proud of his choice and that I'll live up to his expectations.



bottom of page