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From October 20 in Saint-Malo | From November 6 in Guadeloupe

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« Nous sommes prêts » Joseph Bizard - Directeur général d'OC Group

 J-100 avant le départ de la Route du Rhum – Destination Guadeloupe, Joseph Bizard, Directeur général d’OC Group, se dit « particulièrement enthousiaste à l’idée de délivrer cet événement historique ». « Nous sommes à la croisée des chemins, un peu moins de quatre ans après la précédente édition, rappelle-t-il. Notre impatience est à la hauteur du travail qui a été réalisé avec passion par nos équipes. » À l’instar des skippers, des partenaires, des collectivités et des bénévoles impliqués, le Directeur général d'OC Group l’assure : « Collectivement, nous sommes prêts et nous avons tous hâte de voir se réaliser tout ce que nous avons entrepris. »


Cette 13e édition s’annonce exceptionnelle sur le plan sportif, tant le plateau de skippers est prestigieux. À date, 118 skippers participeront à cette course, le plus grand événement de course au large de la saison.  « Nous avons la chance d’avoir sur la ligne de départ tous les ULTIM, tous les Ocean Fifty, un très haut niveau en IMOCA et une flotte très conséquente en Class40, en Vintage Multi et Vintage Mono, les légendes seront à la fois les skippers et les bateaux ! » résume le directeur de course, Francis Le Goff. Tous les participants se retrouveront à la rentrée, le 22 septembre prochain, pour la présentation officielle de la Route du Rhum - Destination Guadeloupe. 



Départ édition 2022 Route du Rhum / ©Vincent Olivaud
Départ édition 2022 Route du Rhum / ©Vincent Olivaud

La qualification, une première marche pour les skippers


Il ne suffit pas d’être inscrit à la Route du Rhum – Destination Guadeloupe pour y participer. Afin de pouvoir s’élancer, tous les skippers de toutes les classes, sans exception, doivent valider une qualification. Il s’agit d’un tracé de 1 200 milles nautiques à effectuer en solitaire avec une portion de 10 % effectuée dans un vent de 20 à 25 nœuds au près. Pour Francis Le Goff, « c’est une opportunité pour chaque skipper de bien connaître son bateau, ses forces, ses faiblesses et d’avoir plus de maîtrise avant le départ ».

Deux options pour la réaliser : soit la disputer sur un parcours partagé au préalable à la direction de course, soit participer à une course qualificative. Les concurrents en ULTIM et certains en IMOCA ont privilégié la première option. D’autres ont participé à des courses à l’instar de la Dhream Cup qui a eu lieu ces derniers jours. Des skippers en Ocean Fifty, Class40, Vintage Mono et Vintage Multi en ont ainsi profité pour valider leur participation. Au total, 70 skippers ont déjà assuré leur qualification.  Pour les autres, la date limite est fixée au 20 septembre prochain. À noter enfin que les skippers remplaçants doivent également réaliser cette qualification.

 

Le compte-à-rebours plus que jamais lancé 

Au-delà de la qualification, les participants à la prochaine édition s’activent en coulisse pour être prêts le Jour J. Certains multiplient les navigations pendant l’été alors que d’autres en profitent pour réaliser un dernier chantier. Objectif ? Vérifier l’ensemble des systèmes, remplacer les pièces usées ou défaillantes et s’assurer que tout fonctionne. La plupart prendront quelques jours de congé afin de se reposer et bien recharger les batteries. À la rentrée, les navigations s’enchaîneront à nouveau et le temps sera compté : tous les navigateurs sont attendus à Saint-Malo la semaine de l’ouverture du village, le mardi 20 octobre prochain alors que le départ aura lieu le dimanche 1er novembre.

 

L’arrivée et le départ des bateaux préparés avec soin


La direction de course s’active également pour être prête le Jour J. Conjointement avec la préfecture maritime, elle prépare l’ensemble des arrêtés de navigation qui seront en vigueur à Saint-Malo comme à Pointe-à-Pitre. Ils permettront d’informer l’ensemble des plaisanciers mais aussi les professionnels du secteur - bateaux de pêche et de commerce - afin qu’ils puissent prendre leurs dispositions. À Saint-Malo par exemple, le passage des écluses nécessite notamment d’adapter les flux routiers et ceux des piétons afin de veiller à la sécurité de tous. De plus, les ULTIM nécessiteront des aménagements portuaires particuliers et amovibles pour assurer leur entrée et leur sortie de l’écluse.


Entrée dans les écluses de Sodebo Ultim 3, en 2022 / ©Arnaud Pilpré
Entrée dans les écluses de Sodebo Ultim 3, en 2022 / ©Arnaud Pilpré

De Saint-Malo à la Guadeloupe, les territoires pleinement mobilisées 

Près de trois mois avant le début des festivités, les collectivités locales, à Saint-Malo comme en Guadeloupe, sont toutes en ordre de marche. Sécurité, accueil des concurrents, expérience visiteurs : la ville de Saint-Malo et l’agglomération sont « pleinement mobilisés auprès de l’organisateur pour garantir un événement de qualité », assure le maire Gilles Lurton. Des travaux conséquents, notamment réalisés pour que le village soit 100% électrique, ont été accélérés afin d’être opérationnels pendant l’événement.

De plus, un travail important a été réalisé pour renforcer l’ancrage territorial de la Route du Rhum – Destination Guadeloupe en mobilisant un public large et éclectique. Tous les temps forts et les rendez-vous festifs organisés par la municipalité sont aux couleurs de la course à l’instar de « Jeux en fête », organisé en mai dernier. En parallèle, depuis et jusqu’à octobre, le trophée de la course est exposé dans chacune des 18 communes de l’agglomération. Plus globalement, « la phase préparatoire s’est achevée et laisse la place à une phase opérationnelle », assure Gilles Lurton.


Une réunion dédiée à la sécurité, avec l’ensemble des parties prenantes, s’est tenue à la mi-juin. Enfin, le montage des installations du village débutera dès la mi-septembre.L’engouement est également palpable de l’autre côté de l’Atlantique, en Guadeloupe, où les skippers seront célébrés comme il se doit. Plus de 300 000 personnes sont d’ailleurs attendues durant leurs arrivées. « À J-100, l'enthousiasme est déjà total à l'idée de vivre à nouveau l'une des plus belles aventures humaines et sportives de notre temps, assure ainsi le Président du Conseil régional de Guadeloupe, Ary Chalus. La Route du Rhum - Destination Guadeloupe puise sa force dans l'identité maritime de notre région, dans l'attachement profond de nos concitoyens à cette traversée et dans toute la diversité de notre archipel.”


Le Président du Conseil régional de Guadeloupe assure que la course est  « une formidable vitrine pour faire rayonner nos savoir-faire, notre culture, notre capacité d'innovation et notre hospitalité. Elle rappelle également la richesse exceptionnelle de notre territoire, mais aussi notre responsabilité collective de le préserver, de le valoriser et de le transmettre aux générations futures. »


Un élan palpable pour réunir un large public et des partenaires engagés


Entre le 20 octobre et le 2 novembre prochain, plus d’1,2 millions de spectateurs sont attendus pendant les 13 jours de village à Saint-Malo. Cet espace de 70 000 m2  réunira l’ensemble des partenaires et des acteurs de la Route du Rhum – Destination Guadeloupe. L’élan et le dynamisme suscités par l’événement permettent de réunir des acteurs économiques qui rayonnent à l’échelle nationale et internationale. C’est notamment le cas d’Alpina, horloger réputé pour son esprit d’exploration depuis 1883, qui sera le Chronométreur Officiel de la course. « À 100 jours du départ, nous sommes particulièrement enthousiastes à l'idée d'accompagner cette course d'exception, où la maîtrise du temps, la précision et la fiabilité sont des exigences absolues », se réjouit Yasmina Pedrini, Directrice de la communication d’Alpina. Afin de célébrer la course et de témoigner de sa forte implication, Alpina produira deux garde-temps conçus spécialement pour cette Route du Rhum – Destination Guadeloupe. 


  • May 4
  • 3 min read

Originally from Normandy, Théa Khelif is one of the rising stars of the new generation of committed skippers. At just 22 years old, and after honing her skills in dinghy sailing and crewed sailing, she boldly launched herself into the professional offshore racing circuit. Founder and leading figure of the Women of Course project, she doesn't just sail: she advocates for the feminization of the sport and the transmission of expertise to future generations of female sailors. For only her second season as a skipper, she is preparing to take on the challenge of a lifetime: crossing the Atlantic solo in the legendary Route du Rhum.

The date is set: on November 6th, Saint-Malo will be buzzing with excitement for the start of the Route du Rhum - Destination Guadeloupe. For Théa Khelif, this moment will mark a major turning point. With just 184 days to go, the young skipper displays Olympian calm, fueled by unwavering determination and a clear vision of what lies ahead.


Technical preparations are off to a promising start.

Théa's spirits are high. And it's no wonder, given the recent positive signs: she just completed her very first solo race, the Trinité-Cowes (Trin 40) . A pivotal experience that served as a dress rehearsal before taking the plunge.

"I feel pretty good," she confides. "This first solo race went very well. We encountered varied conditions, which is ideal for refining our work and perfecting the boat's preparation. For now, we still have a long way to go."

While the technical aspects are progressing, Théa doesn't hide the fact that the challenge is also administrative and financial. As a young skipper, finding partners remains a top priority to secure this "major event" and allow her to fully concentrate on offshore racing.

©Manon Le Guen
©Manon Le Guen

The "Rhum", a monument of sailing

For Théa, lining up at the start in Saint-Malo is no small thing. In the sailing world, as well as in the eyes of the general public, the Route du Rhum is a legend, often cited as the most demanding race after the Vendée Globe.

"It's a very impressive race. To be able to compete in it when this is only my second season as a skipper is a huge source of pride. I know there's still work to be done to be ready on race day, but I have an extremely good support system. It will be a great achievement, not only for me, but for my entire team who work behind the scenes."


Navigating for performance and transmission

Beyond pure competition, Théa's project is driven by a broader mission: that of the Women of Course project, based in Normandy. The objective is clear: to pave the way and show that competitive sailing is a field where women have their rightful place, regardless of their generation.

Her sporting goals are therefore intrinsically linked to this cause: "My goal is to finish this race by managing my resources as best as possible. I want to maintain my performance over the long term, until the arrival in Guadeloupe. The better the performance, the more credibility and confidence we will give to the Women of Course project. We want to inspire girls of my generation and younger ones."

With 184 days to go, Théa Khelif isn't just preparing for a crossing; she's outlining a more inclusive and daring sailing style. A face to watch closely on the Saint-Malo docks this November.


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